samedi 28 mars 2015

William Onyeabor

Inutile de présenter William Onyeabor, qui vient d'être réédité l'année dernière en grande pompe : des claviers incroyables, le Nigéria en ébullition, Kraftwek dans le golfe du Congo. Je n'en dis pas plus pour le kif : écoutez donc cette chanson qui vous rappelle que les vrais amis sont bien trop rares. Douze minutes de pur bonheur :

dimanche 15 mars 2015

Les pinceaux du rock : The Creation


Précurseurs de toute une série de groupes échappés des écoles d'art anglaises (mais eux-mêmes n'y avaient jamais foutu les pieds), les membres de The Creation avait intégré dès 1966 une touche violemment arty  à leurs concerts en les concluant par la réalisation d'une toile influencée par la vogue du "pop art". Les prestations se terminaient systématiquement par "Painter Man", leur principal tube qui donnait (entre nous soit dit) une idée passablement désabusée du métier mais avec des riffs de première bourre, qui assuraient une excitation optimum du public. Au moment où Eddie Philipps se lançait dans un solo de tueur en frottant les cordes sa guitare avec un archet de violon (c'est lui qui est censé avoir inventé la technique), le chanteur Kenny Pickett se munissait de bombes aérosol et remplissait la toile avant qu'on y mette le feu (une interview d'Eddie Phillips raconte ici l'histoire du gimmick). Malgré ces hauts faits d'armes, le groupe n'eut pas grand succès en Angleterre où ce n'est que dans les années 80 que se sont multipliées les références à son influence. L'Allemagne fanatique de musique anglo-saxonne leur fut plus accueillante, grâce à quoi nous avons un enregistrement de leur prestation lors de leur passage en 67 dans la célèbre émission télé du Beat Club, qui nous donne une idée de la chose. Le dispositif est adapté aux circonstances et apparemment aseptisé mais c'est déjà ça...




samedi 7 mars 2015

Les pinceaux du rock : Chris Knox


Cette fois-ci, il sera question d'un de ces touche-à-tout qui muliplient les projets sous toutes les formes possibles. Chris Knox est néo-zélandais et s'active dans les marges culturelles indépendantes de l'autre côté du monde depuis plus de quarante ans. C'est un classique du DIY. La vérité, c'est qu'il est plus cartoonist que vraiment peintre (d'après ce que j'en sais). La vérité aussi, c'est que je ne suis pas fondu de sa production graphique (elle devrait faire l'objet d'un bouquin prochainement, voyez pour ce projet et , par exemple, pour une présentation de ce type très franchement sympathique). La vérité, c'est que ça faisait la nuit des temps que je n'avais pas écouté ses disques, aussi radicaux que fondamentalement pop, et que je me les infuse à haute dose depuis quelques jours parce que ça m'excite en diable, voyez-vous. Voilà deux extraits tirés de Songs of You and Me pour tester si c'est contagieux.