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lundi 30 juin 2025

Plagiat par anticipation : The Beach Boys / The Auteurs

 

C'est un peu difficile à croire comme ça, mais l'ambiance musicale du premier album des Auteurs, et bien, il semblerait que la première fois qu'on l'ait entendue, ç'ait été dans la maison de Brian Wilson lors des sessions d'enregistrement du merveilleux Surf's Up au printemps 1971. Comme le morceau n'est pas sorti à l'époque, Luke Haynes n'a pas pu l'écouter et encore moins s'en inspirer. C'est par conséquent un cas de plagiat par anticipation d'une très grande pureté. Mais écoutez donc : 

The Beach Boys - Sweet and Bitter (1971)

 

Le titre est signé Brian Wilson et Don Goldberg et c'est Mike Love qui anticipe la voix de Luke Haines de manière très convaincante : la Californie était d'avance habillée pour se transporter sur les bords brumeux de la Tamise.


 

vendredi 18 septembre 2020

Surfin' Lamotte-Beuvron

 


Et si Elvis était né à Limoges ? Et si le delta du Mississippi débouchait en baie de Somme ? Et si Woodstock avait eu lieu dans la banlieue de Beauvais ? Et si Lennon et Mc Cartney s'étaient rencontrés au Lycée à Saint-Flour ? Qu'en serait-il de leur musique ? Pour les amateurs d'uchronie musicale André Popp nous offre une pièce de choix : Et si les Beach Boys étaient de Lamotte-Beuvron et s'étaient épris de chasse plutôt que de surf ? Voici la réponse en trois minutes :



mercredi 27 mai 2020

Déconfiner enfin. Ou pas. Un moment d'hésitation avec Brian Wilson et Sagittarius.



Les témoignages sont unanimes : la fin du confinement, ça ne s'est pas passé sans quelques petites perturbations psychologiques. Oui, ce cocon artificiel comme hors du temps, on n'y était pas si mal après la phase d'adaptation initiale. Il va falloir réapprendre à marcher sur le sol prosaïque de la vie quotidienne. Sans vertige. Ou alors non et si on restait dans notre chambre...

C'est bien l'option que suggère l'écoute de "In My Room", cette incroyable ode à la claustrophilie adolescente écrite en 1963 par Brian Wilson et Gary Usher, un des sommets parmi les hits des Beach Boys. Six ans plus tard, Sagittarius, le groupe de Gary Usher se réapproprie le titre sur son deuxième album un peu méconnu. C'est Curt Boettcher qui chante et c'est presque aussi envoutant. Alors : sortir ou pas...

Sagittarius - In My Room (1969)


PS : Source de l'image : Illustrierter Leitfaden der Naturgeschichte des Thierreiches, 1876.

vendredi 18 mai 2018

Ma vie sans moi (11) : les Beach Boys jusqu'à en mourir



La pochette donne le la. Le dix-septième album des Beach Boys est tout sauf un monument élevé à l'euphorie de la pratique des sports nautiques, ni même à celle du hippisme d'ailleurs. La vague est passée. Surf's up. Mais la fin de partie révèle quelques titres magnifiques!

Au cœur de ce disque surtout brille une pépite noire d'un éclat sans pareil. Je me suis rendu compte il y a quelques jours que Gilles Dupuy me l'avait fait découvrir il y a à peu près 25 ans. Ce qui m'a flanqué un bon coup de jeune... Mieux vaut ne pas essayer de se remettre de ce genre de claque. Le morceau s'appelle Till I Die et voilà à peu près de quoi il s'agit :


Comme un bouchon de liège balotté sur la mer demontée qui se demande quelle est la profondeur de l'océan - comme un rocher dévalant les pentes de la montagne qui se demande si le fond de la vallée est encore loin - comme une feuille dans un jour de tourmente qui se demande combien de temps le vent va souffler. Je suis toutes ces choses et je resterai ainsi jusqu'à ce que je meurs.


Avec une autre version peut-être encore plus renversante :


mardi 15 mai 2018

Les flippés de la plage font un tour en Hollande (1973)

J'étais complètement passé à côté. Je découvre seulement cet incroyable album des Beach Boys enregistré en Hollande en 1973, alors que Brian Wilson est déjà presque en pilotage automatique. "Steamboat" est un de ces diamants noirs de la production du groupe, plein de mélancolie et de grincements, dissimulés sous les harmonies célestes. Montez donc sur ce bateau fantomatique : c'est une grande chanson écrite par Dennis Wilson.



mardi 19 septembre 2017

Passe un OVNI : Bobby Brown (1982)

Aujourd'hui la Cellule vous propose d'écouter un des disques les plus incroyables jamais enregistrés. La chose se passe en 1982. Un mec avec une coupe au bol sortie tout droit de l'épopée des Beach Boys met sur bande une suite de morceaux fantastiques comme égarés dans un espace-temps non repréré jusque-là. La voix grave de ce hippie mystique installé à Hawaii (et ami de Carl Wilson semble-t-il) le rapproche peut-être un peu (assez peu en fait) de Bryan Ferry ou de Scott Walker. Il chante il parle il yoddle aussi quelquefois. Ayant d'abord beaucoup joué dans la rue il a fabriqué un système infernal pour utiliser seul un maximum d'instruments à la fois ; plusieurs d'entre eux sont d'ailleurs sont inventés par lui. Il introduit aussi partout des claviers invraisemblables. Et il fait donc exactement tout dans cet album intitulé : "Prières pour un one-man band". L'ensemble ressemble à quelque chose dont vous n'aviez pas idée et s'incruste progressivement dans votre cerveau pour des semaines. Vous n'en aurez jamais fini avec la musique hawaïenne.

Deux rééditions récentes : chez l'excellent label Light In The Attic et chez Del Rio (inconnu de nos services).

lundi 30 septembre 2013

Prophylaxie : Nice To Be Nice


Beaucoup moins d'effets secondaires que les anti-dépresseurs pour un résultat tout aussi remarquable, le tube de Pugwash, groupe irlandais qui renfile en 2005 la défroque des Beach Boys pour rappeler à la terre entière ce message essentiel de condensation : "It's nice to be nice, it's good to be good and it's fun to be fun". On début on y croit à peine, mais vous verrez : c'est encore mieux que la méthode Coué.



mardi 13 août 2013

Summertime blues again : Curt Boettcher


Ne quittons pas immédiatement la plage des cœurs brisés. Curt Boettcher, l'homme qui se cache derrière les munificents projets de The Millenium ou de Sagitarrius (avec Gary Usher) a laissé aussi quelques inédits gravés sur disques de manière posthume, comme ce "It's A Sad World" qui nous ramène illico sur une grève californienne abandonnée. On imagine la planche de surf que Brian Wilson n'a jamais utilisée s'ensabler progressivement et on  se laisse envahir par la mélancolie.