Affichage des articles dont le libellé est garifuna. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est garifuna. Afficher tous les articles

mardi 7 juin 2022

Grupo Ibimeni : Guatemala, Garifuna, Euphorie

 

A première vue la discographie n'est pas facile à se procurer, mais la musique garifuna est extraordinaire comme le destin de ce petit peuple issu du métissage d'indiens Caribes (dont ils ont gardé la langue, du moins dans ses racines) et d'africains amenés dans les parages par la traite dès le XVIIe siècle, qu'ils soient naufragés, esclaves fugitifs ou autres. Déportés par les Anglais en 1797 de l'île de Saint-Vincent à celle de Roatan au Honduras, leurs communautés ont essaimés sur toute la côte est de l'Amérique centrale (Belize, Guatemala, Honduras et Nicaragua). Le morceau qui électrise la Cellule aujourd'hui vient de la petite ville guatemaltèque de Livingston, où le groupe Ibimeni perpétue les traditions musicales garifuna. Le dispositif est minimal : des percussions déchaînées, une trompette lunaire et un chanteur. La coordination de l'ensemble ne va pas de soi mais c'est peut-être pour ça  que chagachaga dispose si follement à l'euphorie.

Grupo Ibimeni - Chagachaga (1990)


samedi 20 novembre 2021

Déconstruction garifuna : une énigme.

 

Déconstruction, il n'y a sans doute pas beaucoup de termes plus galvaudés dans le vocabulaire de l'époque où les tics les plus abscons de la philosophie dérident désormais les lèvres des acteurs politiques, grands et petits. Oui, mais si l'on passe de la fumée des théories aux pratiques musicales d'Amérique centrale, les choses changent immédiatement d'allure. Et toutes précautions prises - quelle manie ridicule quand même de prendre ainsi tous les mots avec les pincettes de tes scrupules hors de propos ! renaude le lecteur impatient - je m'autorise enfin à faire l'éloge d'un morceau lunaire résultant d'un merveilleuse déconstruction, repéré à la toute fin d'une compilation de musique garifuna vraiment recommandable (une fondation suédoise est à l'origine de ces excellents enregistrements de 1999). Loin d'être un geste militant, cette déconstruction-là s'enracine dans une tradition musicale très originale, celle des garifunas du Guatemala. J'ai l'impression qu'un morceau bien connu de la musique antillaise (haïtienne peut-être?) est passé à la plus exquise des moulinettes. Sauriez-vous m'aider à retrouver lequel?

Garifuna Boys - Hula arunum (1999)