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mardi 29 septembre 2026

Mon coeur bat encore : les Dogs et les Calamités (1984)

 

C'est d'abord une exception dans la discographie des Dogs : un morceau en français. Il est un peu perdu sur un 45 T de 1984. Mais il n'est pas mal du tout. Écoutez donc cette version live. 

Dogs - Mon cœur bat encore (1984) 


Mais, c'est de l'autre côté, sur la face B, que se situe l'euphorisant le plus puissant : une collaboration avec les Calamités, les inoubliables filles de Beaune, consistant en une reprise ultra-vitaminée de Ohio Express, 36 coudées au-dessus de l'original.

Les Dogs et les Calamités - Down at Lulu's (1984)


 

Sur l'histoire des Calamités, allez voir ici : tout y est dit ou presque à l'occasion de l'indispensable réédition de leurs morceaux chez Born Bad.

mercredi 23 février 2022

Sonnez les matines, ou les débuts instrumentaux de Manfred Mann en 1963.

 

Le premier enregistrement de Manfred Mann est vraiment une drôle de galette. Nous sommes en juillet 1963 et ceux qui s'appelaient il y a encore quelques semaines les Mann Hugg Blues Brothers se lancent dans leur première session en choisissant de graver deux instrumentaux. Ces jazzmen biberonnés au rhythm'n'blues ne pondent pas immédiatement un tube mais la face A se love insidieusement dans vos oreilles à la manière d'une petite pépite des Bar-Kays ou des MG's et puis, en mettant la face B, vous êtes soudain tout surpris de vous laisser hypnotiser par... "Frère Jacques" balancé sur un rythme aussi  métronomique qu'improbable.

 Manfred Mann - Frère Jacques (1963)


 Manfred Mann - Why Should We Not (1963)



samedi 8 mai 2021

Un 45T parfait Willie West : Fairchild / I Sleep With The Blues (1970)

Un tour à La Nouvelle-Orléans aujourd'hui avec ce single de Willie West. Le chanteur rejoindra plus tard les Meters mais pour lors, nous sommes en 1970, ce sont les Meters qui viennent le soutenir le temps du petit 45. Allen Toussaint est aux manettes et il a écrit les deux morceaux. Sur la Face A, Fairchild grouve (tiens, pourquoi ne pas franciser?) avec pure classe.

Willie West "Fairchild" (1970)


 

Sur la face B, un blues dévoile l'autre facette du talent de Willie West.

Willie West "I Sleep With The Blues" (1970)

 




 

samedi 19 décembre 2020

Pur classique, pur plaisir (un 45 T parfait de 1958) : Little Walter "Key To The Highway/Rock Bottom"

 

Aucune rareté sous le sapin aujourd'hui, seulement un pur classique hérité de Big Bill Broonzy, que Little Walter reprend en guise d'hommage peu après la mort de ce dernier au mois d'août 1958. Nous sommes à Chicago dans les studios Chess et c'est peu de dire qu'il y a du beau monde derrière Little Walter : Muddy Waters, Luther Tucker, Otis Spann, Willie Dixon et George Hunter (ou Francis Clay).

Little Walter - Key To the Highway (1958)

Et sur l'autre face, c'est peut-être encore mieux. Un instru complètement distordu où l'harmonica de Little Walter rivalise avec la guitare de Muddy Waters pour la plus grande jubilation de vos oreilles. Car, oui, l'autre "Rock Bottom" est aussi grand que celui du sieur Wyatt.

Little Walter "Rock Bottom" (1958)





vendredi 31 juillet 2020

Quand le gospel suit un rythme cubain : Mahalia Jackson au sommet de son art (1954)

Le 10 mai 1954, Mahalia Jackson est en studio avec on ne sait trop qui. Aux bongos, aux maracas ou à l'orgue (renversant, l'organiste!), ce ne sont que des musiciens excellents mais parfaitement inconnus. Le temps de cette session new-yorkaise, la grande Mahalia Jackson se laisse entraîner par les rythmes cubains et c'est sans conteste un des disques de gospel les plus enthousiasmants jamais sorti qui en résulte. "On My Way" est un pur classique et un chef d’œuvre d'énergie quasi rock'n'roll :

Mahalia Jackson "On My Way" (1954)


Sur la face B, "My Story" offre une variante hantée et cinématographique de ce syncrétisme improbable cubano-gospel.

Mahalia Jackson "My Story" (1954)



samedi 23 mai 2020

Là où coule le miel et le lait de la pop de Curt Boettcher (Summer's Children)

La Cellule vous prend la main aujourd'hui pour vous emmener en promenade au pays de la pop enchantée imaginée par le producteur Curt Boettcher (Millenium, Sagittarius, etc.). Les groupes inventés par Boettcher n'ont souvent qu'une existence toute hypothétique réduite à quelques sessions d'enregistrement quelquefois même recomposées après-coup, mais derrière ces hétéronymes se cachent quelques-uns des perles les plus euphorisantes de la musique californienne. Les paroles sont ici pur prétexte, mais ne vous donnent pas moins le sésame pour revenir à l'age d'or, là où coule le miel et le lait de l'utopie pop.

Summer's Children - Milk and Honey (1966)
 

Et sur la face B, de ce second et ultime 45T des Summer's Children, vous pouvez découvrir un morceau plein de mélancolie adolescente qui pourrait vous faire penser à une histoire des Shangri-Las produite par Joe Meek. Pure et étrange merveille détachée du temps.

Summer's Children - Too Young To Marry (1966)




jeudi 30 avril 2020

Le 30 avril 1959 : l'unique galette de Ray Ethier (deux instrumentaux qui déménagent)


Le 30 avril 1959, le chanteur Ben Hewitt entre dans les studios Mercury de New York avec son petit groupe pour enregistrer sous la houlette de Clyde Otis. Quatre titres sont rapidement mis sur bande mais comme il reste un peu de temps à la fin de la session, on propose à son guitariste, Ray Ethier, de graver deux excellents instrumentaux qui déménagent et constituent la totalité de sa discographie personnelle. Les deux titres aux noms énigmatiques évoque une "fille en esclavage" et "la marche du président". La Cellule vous plonge dans le rockabilly confidentiel et puissant ce matin en compagnie de ce cousin très méconnu de Link Wray.

Ray Ethier "Slave Girl" (1959)



Ray Ethier "President's Walk" (1959)
 
 






samedi 21 décembre 2019

Le 21 décembre 1981, les Lyres...

Le 21 décembre 1981, les Lyres enregistraient un des 45T les plus parfaits de l'histoire du garage rock. Sur la face A : "Help You Ann"


Retournez le disque et vous avez : "I Really Want You Right Now"


Le disque n'est sorti qu'en 1983. Et peut-être n'est-il pas utile de dire plus sinon "Joyeux solstice".

dimanche 13 octobre 2019

Mai 1969 : Dillard and Clark pour s'envoler



Gene Clark après sa rupture avec les Byrds a un temps poursuivi son aventure musical avec le génial banjoiste Doug Dillard dans une veine qui intègre une forte dimension country bluegrass. En mai 1969, entre les deux albums, se glisse dans la courte discographie du duo une petite merveille de 45T qui fut longtemps mythique parce qu'on ne retrouvait la chanson-titre nulle part ailleurs.

Dillard and Clark "Why Not Your Baby" (1969)


Le songwriting est fameux et tendrement désespéré. C'est à la fois enraciné dans le meilleur de la tradition et produit avec une magnificence de cordes inouïe. C'est une chanson qui me fait toujours décoller. Un peu dans la même direction que les BO d'Ennio Morricone.

Sur l'autre face, "Radio Song" est une sacrée réussite aussi.

Dillard and Clark "Radio Song" (1969)


PS : Ce morceau fétiche m'est revenu entre les oreilles ce matin en écoutant une K7 de fan élaborée par un fin connaisseur qui a choisi de réagencer le second album du duo réputé un peu moins bon que le premier. Le résultat est excellent. On trouvera d'autres heureuses manipulations de cet obsessionnel compulsif plein de délicatesse sur son blog : "its lost its found".