samedi 20 août 2016

Amnésie : Dress Sexy At My Funeral / Smog (2000)

On oublie quelquefois des morceaux essentiels. On néglige quelques temps ces pépites et puis on les retrouve sur une cassette au fond d'un tiroir et c'est reparti comme en quarante. La semaine dernière c'était cette incroyable chanson de Bill Callahan sur le magnifique Dong of Sevotion sorti il y a seize ans.


lundi 25 juillet 2016

Sublime : les Staple Singers


La Cellule somnole cet été et nous avons eu la plus grande peine à réveiller un animateur comateux qui veuille bien dire deux mots des sublimes Staple Singers. Le groupe familial est assez connu pour qu'on se dispense de les présenter (ce qui ravit notre paresseux). Entre pop et gospel, voici deux titres lumineux qui vous avaient peut-être échappé.
Sur ce, retournons à notre hamac.


samedi 18 juin 2016

Les slows qui tuent (Surinam, 1968) : Blue Rivers and The Maroons

Parmi les secrets les mieux cachés de l'histoire de la soul, l'existence d'une scène active au Surinam dans les sixties reste un recoin particulièrement peu exploré. L'excellent blog de Sir Shambling permet de découvrir pas mal de choses de ce côté souvent oublié de la mer des Caraïbes. Voyez, par exemple, la magnifique sélection proposée ici. Quant à la Cellule, elle vous propose aujourd'hui un slow de 1968 moite comme la forêt équatoriale :



mercredi 25 mai 2016

Les slows qui tuent (Cambodge, 60's) : Houy Meas




Cela faisait bien trop longtemps qu'on ne vous avait fourni une perle lente du slow à faire fondre doucement sous la langue (sous la langue de qui vous voudrez). Le morceau vient des 60's cambodgiennes et c'est Houy Meas qui est chargée de vous malaxer les ventricules avec une chanson déchirante d'abandon amoureux.



Elle figure dans le beau film très recommandable de John Pirozzi, Don't Think I've Forgotten, découvert l'année dernière au festival FAME.

vendredi 6 mai 2016

"Are you ready, Hezzie?" : les Hoosier Hotshots

Un peu de swing rural ce matin, de vaudeville des années 30, avec les Hoosier Hotshots, venus de l'Indiana avant de faire leur trou à Chicago et d'exploser à Hollywood (bien entendu). Ce quatuor amateur de jazz pas triste ne dédaignait pas les instruments habituels (contrebasse, guitare ou clarinette, etc.) mais Hezzie Trietsch (celui avec la casquette) ajoutait une pincée de fantaisie en inventant ses propres instruments, le "zither" ou le " wabash washboard", que le musée de l'Indiana a pieusement recueilli dans ses collections, le voilà :


Mais écoutez donc ces deux sketchs musicaux cintrés pour vous placer du bon côté de la journée.


Avec un bonus filmé pour vos mirettes, les veinardes!






jeudi 21 avril 2016

Marais excitant : Steve Riley & The Mamou Playboys



Aujourd'hui, la Cellule débloque. Son seul objectif, vous faire swinguer au son de l'accordéon et des violons du bayou avec un des groupes les plus excitants de Louisiane. Tout est rond. Tout est rond. Tout est rond.





vendredi 8 avril 2016

Plagiat par anticipation : Fadoul et la naissance du krautrock au Maroc

Tout le monde a repéré la filiation avec James Brown (et c'est bien normal : il y a les reprises et l'adulation attestée pour Mr. Dynamite), on a aussi perçu l'énergie pré-punk (et c'est tout aussi juste : à Détroit comme à Casa, le rhythm'n'blues hyper-vitaminé dérive assez naturellement vers le rock déjanté) mais il me semble que personne n'a remarqué que Fadoul a aussi composé un des premiers morceaux de krautrock. La preuve est là, éclatante :

Tenez, je vous mets un peu de Faust, par exemple, pour comparer :


N'oublions pas de remercier Habibi Funk pour avoir déniché cette perle du chourock marocain à se procurer toutes affaires cessantes et aussi JRP qui nous l'a mise entre les oreilles. Les huit titres de Fadoul sont extraordinaires!