mardi 12 février 2019

Embardée mystique : Laraaji (1984)



Trip new age sur la Cellule ce soir. Nous sommes en 1984, une boîte à rythme mène la danse et s'occupe très sérieusement de modifier vos états de conscience. Laraaji (qui avait travaillé avec Eno en 1980) dirige la séance : le voyage va être un peu zarbi, on vous prévient, jusqu'à ce que, pour vous, tout à coup, l'infinité soit un autre jeu.

All of a sudden


Allez la maison n'est pas avare : et pour le même prix, un tour de plus avec "Cosmic Joe" :



samedi 9 février 2019

Pépite soudanaise (2) : Abu Araki Al Bakheit

Accordéon et violons sont un peu l'âme de la musique soudanaise, dirait-on (sans oublier les cuivres et les percus...). Ici se faufile aussi pendant l'intro (imparable intro!) une guitare wah-wah comme échappée des Amériques qui pimente les choses avec malice. On n'est pas très loin de l'ambiance bollywoodienne avec quelque chose de très doux. C'est Abu Araki Al Bakheit qui chante. Le 45T se trouve sur une excellente compilation du label Shellac. Je ne saurais vraiment vous en dire plus (c'est bien difficile de se repérer dans la musique soudanaise quand on ne lit pas l'arabe). On est peut-être dans les années 70 ou au début des années 80...


J'ajoute quand même que Abu Araki Al Bakheit semble être resté une immense star au Soudan et aussi un opposant politique à la longue dictature qui y sévit. Peut-être est-ce ce dont il est question dans cette vidéo?





mercredi 6 février 2019

Pepite soudanaise : Hamed Al Rayah

La musique soudanaise est mal connue et les informations bien difficiles à trouver. A propos de Hamed Al Rayah, par exemple, je n'ai quasiment rien trouvé à vous dire. La chanson du jour n'en est pas moins géniale avec ses percus hypnotiques. Ecoutez cette intro qui tue tout, puis la douceur de cette voix, puis...


Il y a quand même une video qui circule sur le net. Un concert récent auquel on aurait bien voulu assister..








mardi 5 février 2019

Cul dur dans les bidonvilles de Luanda (2011)

 
La Cellule débloque aujourd'hui et vous embarque vers les faubourgs dangereux de Luanda, où sévit le kuduro. Pays du semba et des inégalités extrêmes, l'Angola a aussi accouché de ce style assez dingo du cul dur. On vous épargne la chorégraphie mais on vous conseille volontiers de vous lessiver le cerveau avec ça (pour changer) : 


samedi 2 février 2019

Le Twist ailleurs : Salim El Baroudi à Tripoli (1968)

Tout est très obscur autour de ce morceau que l'on trouve sur la formidable compilation du label belge Radio Martika, Zamaan ya sukkar - exotic love songs and instrumentals from the egyptian '60s. Et d'abord, si le morceau fut enregistré au Caire, c'est bien un chanteur libyen qui serait l’interprète de ce twist qui mélange les langues et ajoute un tant soit peu d'italien à l'original lybico-égyptien. Quant à Salim El Baroudi, on ne connait rien de lui. La date paraissait tout aussi mystérieuse, mais une petite enquête que l'on vient de nous transmettre permet de déduire qu'il s'agit de  1968. La cellule est pleine de tonus aujourd'hui :

Salim El Baroudi - Fatouma


PS : La photo semble une des rares montrant des danseurs dans le Tripoli d'avant Khadafi. A l'hôtel Uadan en l’occurrence, sortie de la collection familiale de Jehad Nga.

mercredi 30 janvier 2019

Mambo nubien : merci à Salamat


La Nubie qui se trouve à cheval sur l’Égypte et le Soudan a produit quelques fameux musiciens populaires, dont le plus célèbre est sans doute Ali Hassan Kuban. En 1993, le groupe Salamat réunit certains d'entre eux au Caire lors de l'enregistrement de l'album Mambo El Soudani. Toutes sortes de croisement sont possibles sur ce disque emballant où s'entremêlent influence cubaine et genres locaux, ancrage traditionnel et claviers modernistes, et où l'on croise même un steel band. Mais oyez donc gentes dames, jolis damoiseaux :

Mambo El Soudani


 Shamandoura






dimanche 27 janvier 2019

Pépite soul de Louisiane : George H Franklin

Un petit tour aujourd'hui dans la Louisiane des labels les plus obscurs pour vous ramener une rareté délectable de soul tardive, en 1978, Satisfied, à laquelle les synthés donnent une touche de funk étrange.


Sur le chanteur peu connu, vous pouvez aussi aller voir la notice dédiée du riche blog de Sir Shambling (apparemment à l'arrêt). Vous y trouverez un autre morceau excellent, malheureusement "bippé" pour cause de protection des droits...