lundi 15 octobre 2018

Le ping pong du mambo avec Kiko Mendive : entre Cuba et Mexico



Pour Kiko Mendive, c'est la métaphore universelle : le monde ressemble toujours plus à une partie de ping pong. L'image est à la vérité un peu énigmatique mais comme toute métaphore elle est fondamentalement juste. Pour Kiko, en tout cas, le ping pong a d'abord lieu entre Cuba d'où il est originaire et le Mexique, où il participe à l'explosion du mambo (avec Beny Moré et Perez Prado) dans les années 40 en même temps qu'une star du cinéma. Je n'ai pas réussi à trouver la date de ce morceau (entre 1943 et 1952, c'est précis...) destiné à vous rebondir entre les oreilles ce matin...



mercredi 10 octobre 2018

Calypso Twist again (1963) : Mighty Sparrow et Tanya



Le premier calypso twist que nous ayons recensé se dansait en 1956 aux Bermudes : "No more fox-trot and tango That went out years ago, Nowadays, I want you to know, They doin' the twist Wherever you go, So come on..." Mais en 1963, la vague n'est toujours pas retombé et le calypso twist s'insinue partout. Il arrive enfin jusqu'à Trinidad, accueilli par le crack local qui lui associe un peu de limbo et de chango pour faire bonne mesure :


Il traverse aussi l'Atlantique jusqu'en Italie, où c'est Tanya (alias Silvana Areggasc Savorelli, alias Lara Saint-Paul) qui l'acclimate (bien plus tard, dans les années 80, elle introduira aussi l'aerobic dans la péninsule, ce qui est une toute autre histoire). Je ne sais pas vous, mais pour ma part, je dois dire que j'ai un faible pour la version de la chanteuse erythréo-italienne. En vérité, elle est imparable! Fa cosi, il Calypso Twist :


dimanche 7 octobre 2018

Le twist ailleurs : Reuben McCoy and His Hamiltonians (1956)

Ailleurs, oui, je crois bien qu'aujourd'hui j'aimerais être ailleurs, loin. Avalé peut-être par un triangle bermudéen un peu moins fatal que l'autre, dont les trois pointes seraient le calypso, le twist et le limbo. Reuben McCoy et ses Hamiltonians nous donnent la clé de cette évasion peu onéreuse mais loin, loin de la grisaille.



dimanche 30 septembre 2018

En attendant, une merveille rocksteady : Alton Ellis (1970)



Nous renonçons aujourd'hui à présenter Alton Ellis, le créateur du rocksteady. Le genre se teinte d'un peu de mélancolie avec ce titre merveilleux qui tourne en boucle sous le crâne de la cellule en ce dimanche : "I'll Be Waiting". Avec ça entre les oreilles, on peut être patient!


vendredi 28 septembre 2018

Ici ou ailleurs peut-être : Caetano Veloso (1971)

Laconisme assez pur ce soir : juste un classique anglo-brésilien perché haut, oui plutôt assez haut. Vous êtes à Londres, ou peut-être à Paris, ou peut-être ailleurs encore, et peut-être êtes-vous aussi un peu esseulé (pour Caetano Veloso c'était plus exactement l'exil en cette année 1971) mais vous pouvez encore lever les yeux au ciel, oui tout comme Caetano.





mardi 25 septembre 2018

Une croisière hallucinée autour de l'île d'Eden Ahbez (1960)


Il faut d'abord embarquer sur un vieux rafiot. Tout y craque et la flûte rassurera seulement les plus téméraires :


Pas sûr non plus que le pipeau autour du feu apaise vraiment vos craintes :


Essayez peut-être ce calypso orientalisant, pris dans le vent des tropiques. Si vous vous relaxez enfin, ce ne sera sans doute que modérément :


Tout ça se trouve sur le disque "Eden's Island" qu'Eden Ahbez a gravé en 1960. Pré-hippie improbable, Eden Ahbez nous y convie à une visite bien plus flippée que cosmico-patchoulique. Adepte californien de la simplicité radicale de Diogène, il prétendait pouvoir vivre pour trois dollars par jour. Il avait cependant fait fortune auparavant en écrivant "Nature Boy" d'abord interprété par Nat King Cole, avant de devenir un standard. La version de Miles Davis est terriblement habitée (et comme imprégnée de la même inquiétude qu'on trouve dans le disque de 1960) :