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mercredi 23 février 2022

Sonnez les matines, ou les débuts instrumentaux de Manfred Mann en 1963.

 

Le premier enregistrement de Manfred Mann est vraiment une drôle de galette. Nous sommes en juillet 1963 et ceux qui s'appelaient il y a encore quelques semaines les Mann Hugg Blues Brothers se lancent dans leur première session en choisissant de graver deux instrumentaux. Ces jazzmen biberonnés au rhythm'n'blues ne pondent pas immédiatement un tube mais la face A se love insidieusement dans vos oreilles à la manière d'une petite pépite des Bar-Kays ou des MG's et puis, en mettant la face B, vous êtes soudain tout surpris de vous laisser hypnotiser par... "Frère Jacques" balancé sur un rythme aussi  métronomique qu'improbable.

 Manfred Mann - Frère Jacques (1963)


 Manfred Mann - Why Should We Not (1963)



mercredi 31 janvier 2018

Vikings All Over The World : un peu de flute sud-africaine (1959)

 
Les Vikings c'est aussi un des premiers groupes de rock'n'roll sud-africain. Nous sommes en 1959 et le Club Pepsi de Johannesbourg enregistre leur disque live, pour se faire de la pub. Les spectateurs n'ont pas l'air très nombreux mais ils sont complètement givrés du groupe. A vrai dire, les Vikings hésitent un peu entre le jazz et le rock, mais ce qui est encore mieux c'est quand ils adoptent un air plus local et sorte la flûte avec Kwaai Kris Kwela.


Une des énigmes liées au groupe concerne la participation (ou non) de Manfred Lubowitz (alias Manfred Mann). Manfred est en effet censé avoir fait partie d'un groupe du nom de The Vikings en Afrique du Sud, avant de gagner l'Angleterre pour fuir l'air vicié de l'apartheid, et s'accrocher avec succès au train de la pop britannique partie à la conquête du monde. Ces Vikings-là sont censés avoir gravé deux disques assez durailles à trouver puisque je n'en ai repéré qu'un. Or justement les notes de pochette dudit disque donnent le nom des membres du groupe et pas de Manfred Lubowitz parmi eux. Alors, bien sûr, il pouvait avoir pris un pseudonyme - c'est assez courant - mais c'est aussi curieux que les discographies de Manfred Mann soient toutes lacunaires sur ce premier groupe sud-af. Il y a peut-être une indice cependant : Manfred Mann est un des rares groupes des sixties à sortir régulièrement, lui aussi, un petit flutiau pour égayer leurs disques. Par exemple sur leur version de Sweet Pea (1967) qui m'a toujours amusé.


En bonus un autre titre parmi mes favoris sans flûte mais plus excité : Hubble Bubble en 1964.


Si quelqu'un en sait plus sur la filiation scandinave de Manfred Mann, qu'il n'hésite pas à contacter nos services...