lundi 29 avril 2019

Escale au Cap-Vert : la guitare merveilleuse d'Humbertona


La musique cap-verdienne est magnifique. La grande Cesaria Evora l'a appris au monde entier. Sur ce disque de 1967 (que l'on trouve sur aural joy), Humbertona en donne une version radicalement épurée. Que la saudade vous soit douce ce matin!


 Mascrinha






dimanche 28 avril 2019

samedi 27 avril 2019

Le falsetto irresistible d'Irma Vila (mélodrames sublimes à Mexico)

La voix d'Irma Vila (1916-1993) est magnétique, son falsetto imparable. Les morceaux de la première des chanteuses rancheras commencent souvent par des sanglots affectées qui annoncent clairement la couleur : nous entrons au pays du mélodrame spectaculaire (si voisin de celui des grands chanteurs de deep soul). Sombreros, mariachis, violonades intenses, un cœur de pierre y résisterait à grand peine, mais aux écarts vocaux de la sublime actrice, mieux vaut qu'il baisse définitivement les armes.
 
La Llorona


C'est une fois encore le blog aural joy qui nous a amené là. Allez donc voir vous aussi.





vendredi 26 avril 2019

L'amour au printemps et la cumbia de Rodrigo Soto


Trouvé toujours sur le mirifique blog aural joy, parfait pour se mettre à l'unisson des rythmes de la nature, un peu de cumbia (sans doute de la fin des années 50) aujourd'hui. Célébrons donc ensemble l'amour au printemps : "Amor en primavera"


Claviers acides à la place de l'accordéon sur cette imparable "cumbia para gardel" :


Revisez enfin vos pas de danse avec "Guepa...je" :




mardi 23 avril 2019

Sensations douces et sensations fortes avec Abelardo Barroso

 
On reste à Cubia, avec de nouveau Abelardo Barroso, l'Orquesta Sensacion et sa pléiade de stars. L'époque prolifique du cha cha vous propose de nombreuses variantes de ses pas de danse. Vous avez par exemple le
 

tout en souplesse ou plus caliente la 


Et puis quelquefois, à l'approche du carnaval, les bonnes manières du cha cha cèdent la place à des choses franchement plus stridentes. Ecoutez donc  :
 
 
PS : Et de nouveau, tout vient de Aural Joy!





lundi 22 avril 2019

Un blog sensationnel et un post Sensacion (Cuba, 1954)

La Cellule passe son temps à repérer les différentes branches musicales issues des formidables racines cubaines, qu'elles surgissent en Tanzanie ou au Sénégal, en Colombie ou au Cambodge, en Egypte, en Italie, au Congo (bien sûr!) ou à La Nouvelle-Orléans (évidemment!). Mais elle avait sans doute un peu trop négligé jusque-là la grande île caraïbe elle-même. Il faut dire que bizarrement la musique cubaine a moins connu de grandes séries de rééditions somptueuses que d'autres traditions musicales a priori plus excentriques... Oui, mais voilà la découverte du moment : un blog absolument merveilleux bien nommé aural joy. On y trouve une série fabuleuses d'albums cubains comme par exemple celui que le grand Abelardo Barroso (notice biographique ici) enregistra avec l'Orquesta Sensacion en 1954. Commencez donc par le grand tube "En Guantanamo" :

 
Il y a aussi un de mes morceaux favoris, toutes catégories confondues, "La Hija de Juan Simon" capable de faire fondre les cœurs les plus endurcis :


Ou cette petite merveille de douceur :  "Nosotros"


Mais l'intégralité de l'album est un plaisir sans mélange et il est à télécharger là sur aural joy. A bon entendeur!


vendredi 19 avril 2019

Cuba-Hawaï-Kinshasa aller retour



Régulièrement au Tiki Lounge, rue de la Fontaine au Roi à Paris, on peut voir se produire le groupe Kanis & Lou. Armé d'un cocktail et entouré d'un décor du meilleur goût, on peut entendre l'une des formations les plus enthousiasmantes dans le genre hawaiien/exotica, à la fois très respectueuse du répertoire et décontractée. Ils alternent les reprises des as de la guitare hawaïenne comme King Benny Nawahi, standard intemporels de l'exotisme comme le Sleepwalk des italo-américains Santo et Johnny ou une version très inspirée de Bali Hai issue de la comédie musicale South Pacific.

Le morceau qui m'a marqué hier soir est une très rare occurence d'une influence cubaine sur la musique des îles du pacifique : Kou Kino Mambo, par the Polynesians. De Cuba à Hawaï en deux minutes et demi.


Ce morceau, qui réussit l'alliance improbable et idéale entre la décontraction polynésienne et l'énergie caribéenne m'en a immédiatement évoqué un autre : le Mambo Hawaïenne de Docteur Nico.

Colosse de la guitare congolaise, il serait un peu long de résumer la carrière du "docteur" Nico Kassanda entamée dès l'âge de 14 ans auprès de Grand Kallé et l'African Jazz puis aux commandes de l'African Fiesta avec Tabu Ley Rochereau. Disons simplement que son style rythmique et inventif marquera une inflexion dans la musique congolaise dont on encore les échos aujourd'hui. En 1962 ou 1963 -soit un an avant nos amis polynésiens- l'as de la guitare nous livre cette réjouissante rêverie hawaïanisante toute en glissandos. D'Hawaï à Kinshasa en deux minutes et demi.


Les notices de wikipedia se contredisent mais il paraît que le mot Mambo viendrait du Yoruba ou du Bantou, qu'il signifierait voix en coeur ou plus simplement "parler". Que le genre fut popularisé par Arcaño y sus Maravillas à la fin des années trente. Du Congo et ses environs à Cuba. Retour au point de départ.

Les racines du punk tchèque (1965)

Rock'n'roll sommaire jusqu'à l'os et révolte adolescente! Tout est déjà là en 1965, avec Táňa Zelinková qui vous regarde droit dans les yeux pendant le générique des Amours d'une blonde de Milos Forman. Quant au film, c'est un pur chef d’œuvre pendant toute la première moitié et pour la seconde, eh bien, le mieux est sans doute encore de ne pas la regarder...


mercredi 17 avril 2019

Twist with the docteur : FSK et votre taux d'adrénaline



Cohabitent Walter Benjamin, publications confidentielles suédoises, véronal ou aspirine, mais surtout trop, beaucoup d'adrénaline dans ce morceau! La Cellule relance sa rubrique médicale en vous donnant rendez-vous à Munich pour un check-up complet au pays du self-control!


Collision : Perez Prado rencontre Saint James Infirmary

1955 : rien n'arrête le roi du mambo. Surtout pas les classiques estampillés Deep South à qui il imprime une touche inimitable. Saint James Infirmary ne lui résistera pas et vous non plus, vous verrez!


dimanche 7 avril 2019

La grande classe hongroise : Zsuzsa Koncz

La cellule vous emmène de nouveau dans la Hongrie des 60's aujourd'hui avec Koncz Zsuzsa, chanteuse et actrice de classe, rivalisant sans peine avec ses homologues de l'autre côté du rideau de fer. On prend son élan avec l'énergie carillonante de "keresem a szót" (je cherche le mot) en 1966 :


Nous vous proposons ensuite "szõke anni balladája", un des très bons titres psyché-folk de 1967, avec une sitar électrique parfaite.
 
 
 Toujours en 1967, une charmante ballade : "Gyerekdolog"
 
 
Et pour finir : "Azt Hitted, Kis Bolond" (1969), à peine trop rapide pour un slow mais non moins excellente.