samedi 10 novembre 2018

Saïf Abu Bakr & The Scorpions (Soudan, 1980)

C'est tout chaud, ça vient de sortir. C'est Habibi Funk qui nous régale avec le mythique album de Saif Abu Bakr & The Scorpions : Jazz, Jazz, Jazz. Vous savez sans doute que ce mot, "Jazz", signifie tout autre chose en Afrique (l'African Jazz ou l'Orchestre Volta Jazz sont sans doute déjà passés entre vos oreilles). Ici le menu est roboratif : instrus dignes des séries américaines ou des chefs d’œuvre éthiopiens du genre, solide rythmique funk, cuivres au poil comme les meilleurs orchestres maliens (par exemple) et même un petit soukous inopinément remonté du Congo juqu'à Khartoum. Bref, précipitez-vous sur cette galette sortie hier. Le site du label est ici (avec des extraits de tous les morceaux)

Voici une vidéo qu'on trouvait sur youtube depuis deux ans. Évidemment le travail sur la réédition est encore meilleur.


Complété par la video d'un live télé au Koweit, où le groupe fut particulièrement actif qu'Habibi Funk qui vient d'être retrouvé.


samedi 3 novembre 2018

Calypso douceur : instrumentaux londoniens

 
Tout est doux aujourd'hui et la Cellule vous propose de faire de nouveau un tour dans les fifties londoniennes, au moment où la diaspora trinidéenne se mêle aux musiciens africains des autres colonies britanniques pour produire une musique somptueuse dont les aliments principaux sont le calypso et son cousin du golfe de Guinée, le highlife. Le généreux label Honest Jon's Record a rempli six formidables compilations des production alors enregistrées à Londres. Elles sont intitulées "London is the place for me", d'après le titre d'une chanson du grand Lord Kitchener (en photo ci-dessus). Nous plongeons tête baissée dans le sixième volume pour vous repêcher une magnifique version instrumentale du classique "Uncle Joe" par le Fitzroy Coleman Quintet (on est sans doute vers 1952), Trinidad et le Ghana s'associent ensuite pour le "Calypso Rhythm Dance" du Rupert Nurse's Calypso Band (circa 1955) et enfin nous ne voulons laisserons pas quitte sans vous fournir le "Nigeria Odowoyin" des West African Rhythm Brothers du génial Ambros Campbell en 1960. Laissez-vous cajoler les oreilles!