mercredi 28 mars 2018

Le groove imparable des Animateurs (Haiti, 1978)



Le groove est imparable, le guitariste un champion extraordinaire. Faut-il vraiment ajouter quelque chose? Nous sommes à Haiti, en 1978, me dit Discogs, mais je serais d'ailleurs bien en peine de donner plus de précisions. Je ne connais à peu près rien sur ce morceau qui brille déjà parmi mes favoris : 





mardi 27 mars 2018

Transatlantique : la rumba des prénoms chéris (Haïti-Congo)

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Ce ne sera pas facile d'étonner les lecteurs de ce blog en claironnant que des liens étroits existent entre les musiques caribéennes et africaines, mais c'est un point très précis dont nous parlons aujourd'hui : l'exltation simultanée des prénoms féminins en Haïti comme au Congo, avec quelques chefs d'oeuvre absolus à la clé . Ecoutez donc d'abord Jean-Baptiste Nemours que l'on retrouve tressant les lauriers de Solange :


Puis voici Dr Nico avec l'African Fiesta "Dieu de la guitare" qui s'occupe du cas de Pauline en 1966. Y'en a qui sont gatées!


lundi 26 mars 2018

Meringue : Jean-Léon Destiné (1955)

Restons encore un peu à Haïti, voulez-vous... ou plutôt, non, accompagnons le célèbre danseur et chorégraphe, Jean-Léon Destiné, de l'autre côté du golfe du Mexique, où il mit sur pied des ballets caribéens très importants pour la révélation au reste du monde de la richesse musicale haïtienne. Un disque sorti en 1955 sur Elektra compte beaucoup dans ce mouvement : Festival à Haïti. Musons donc un peu sur cette galette avec d'abord un peu de flûte et le titre "Meringue", emblématique d'un genre qui a connu une vaste diffusion.
Continuons avec un titre aux rythmiques habitées qui nous rapproche du vodou :


Et concluons par une déclaration d'amour paysanne qui fait synthèse des deux facettes :




dimanche 25 mars 2018

Un peu de désordre musical avec les Pachas du Canapé Vert (70's haïtiennes)

Il faut bien l'avouer : c'est d'abord leur nom qui m'a attiré, parce que Les Pachas du Canapé Vert sont à coup sûr postulants au titre de meilleur nom de groupe du monde, dans la catégorie francophone tout du moins. Il se trouve que la pêche avait des chances d'être excellente dans le fertile marigot musical des seventies haïtiennes. La preuve d'abord avec l'envoûtant "Calypso Pachas" :


Puis avec un "Désordre Musical" plus résolument excité :


vendredi 23 mars 2018

Dansez carré : Jean-Baptiste Nemours (Haïti, 1959)

 Nemours Jean-Baptiste

Filons droit à Haïti aujourd'hui pour écoutez la grande star de l'île des années 1950 et 1960, Jean-Baptiste Nemours, saxophoniste extraordinaire qui réussirait à faire danser les morts (pour une discographie : voir ici). Nous sommes en 1959. Le style meringue de l'époque (dont le nom viendrait bien de la sucrerie) est en train d'évoluer vers le compa qui fera des ravages à partir des 70's. On l'appelle encore style "carré". Alors oui, dansons carré avec "Ti Yaya Toto". L'accordéon de Richard Duroseau ainsi que tout l'Ensemble aux calebasses est irrésistible. 

[Pas de panique : la musique commence avec trente secondes de retard sur la video de youtube].


mardi 20 mars 2018

Mambo en pantoufles : Jean Constantin

Aujourd'hui la Cellule vous présente un auteur-compositeur-interprête à moustaches. Nous sommes dans les 50's et le mambo s'insinue partout. A Paris, Jean Constantin, "l'empereur du cha-cha sexy", fait rimer les rythmes cubains avec l'esprit déluré des cabarets locaux. Il s'associe ainsi avec Claude Nougaro, qui lui compose les paroles des "Pantoufles à papa". Il y a la version soft avec la petite histoire fantaisiste :


Et la version hardcore, live avec un minimalisme du texte radicalisé :


Jean Constantin écrit par ailleurs des chansons pour Edith Piaf ou Yves Montand, ou compose la bande son des films de Truffaut. L'orientalisme ne lui fait peur non plus ni la puissance poétique du bégaiement.



mercredi 14 mars 2018

Les sources de Boby Lapointe (3) : Bourvil bien sûr

Bien sûr, ça ne va pas vous bouleverser si je vous raconte que Bourvil est une des sources de Boby Lapointe. Parce que c'est assez évident, bien sûr. Bien sûr, bien sûr... Mais est-ce que vous aviez déjà entendu La môme rustine, qui n'est pas forcément la chanson la plus connue d'André Robert Raimbourg ? L'art du jeu de mot est le même, presque exactement, mais avec une intensité portée au carré voire au cube chez Boby Lapointe, bien sûr. Et quant à l'air, c'est tout simplement tout à fait le même que celui de la célèbre Fleur bleu contondante, n'est-ce pas ? Je suis prêt à le montrer à qui veut.


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mardi 13 mars 2018

Visite brésilienne au Dahomey : Virginia Rodrigues (2000)

Les tentures provenant de l'ancien royaume du Dahomey sont absolument sublimes. Elles sont aussi d'une violence saisissante. Si cette monarchie fut puissante jusqu'au 19e siècle, sa politique de domination guerrière n'était certes pas angélique. A la fin du 20e siècle la grande chanteuse afro-brésilienne Virginia Rodrigues idéalise vigoureusement la geste du royaume qui donnera son premier nom au pays, rebaptisé ensuite Bénin après l'indépendance. la chanson est tout aussi sublime. Peu importe si la réalité historique était un peu moins édifiante que le propos de cette ode à la fierté africaine pourrait le laisser supposer. C'est magnifique et Caetano Veloso à la production n'y est sans doute pas pour rien.


vendredi 9 mars 2018

Les vaches communicantes : Marvin Pontiac (2017)

C'est à l'ami Guy G. que la Cellule emprunte la réclame de cette nouvelle série agreste dédiée à l'exaltation de plein de beaux bovidés. Et pour commencer connaissez-vous Marvin Pontiac ? Le personnage constitue une énigme bien peu gardée. Je n'évente rien : "Si John Lurie a bel et bien démystifié la chose en avouant dans un podcast pour Vice qu’il est Marvin Pontiac, Marvin Pontiac n’a jamais eu l’occasion de reconnaître publiquement qu’il est John Lurie. Mais les connivences entres leurs univers sont indéniables" (Jocelyn H.). S'il y a donc comme du plagiat par anticipation ici la réversibilité est en carton pate. Méfiez-vous pourtant : le morceau du bluesman hétéronyme a une nette tendance à s'incruster dans les méninges :



mardi 6 mars 2018

Plagiat par anticipation : Roger McGuinn / The Clash



Ce n'est sans doute pas pour rien que l'album se place sous le signe de Jolly Roger, mais c'est tout de même extraordinairement troublant. Vous me direz aussi que quelque chose était dans l'air et c'est indéniable puisque nous sommes en 1976, mais avouez quand même que c'est franchement improbable que le premier morceau des Clash soit sorti sur un album de Roger McGuinn. Comment les harmonies sophistiquées des Byrds ont-elles pu se transformer en brûlot pré-punk? Bon d'accord, Mick Ronson à la production a pu aider... Oui, mais comment McGuinn a-t-il pu savoir exactement comment Joe Strummer poserait ses intonations un an avant le premier disque des Clash et l'imiter ainsi à la perfection? Là, je vous attends, mes cocos... Le temps serait-il réversible? Je vous laisse conclure...


samedi 3 mars 2018

Les guitares hypnotiques du Centrafrique

La musqiue centrafricaine est carrément méconnue. A la Cellule nous n'avons repéré que ces Quatre Black Brothers qui enregistrent en 1978 et en France ce curieux album. La rythmique est franchement approximative mais les guitares sont assez envoutantes pour vous faire voyager pendant huit minutes de quasi apesanteur.