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dimanche 30 septembre 2018

En attendant, une merveille rocksteady : Alton Ellis (1970)



Nous renonçons aujourd'hui à présenter Alton Ellis, le créateur du rocksteady. Le genre se teinte d'un peu de mélancolie avec ce titre merveilleux qui tourne en boucle sous le crâne de la cellule en ce dimanche : "I'll Be Waiting". Avec ça entre les oreilles, on peut être patient!


vendredi 25 mai 2018

Rocksteady dans le golfe : de la Jamaïque au Ghana

Entre le golfe de Guinée et celui du Mexique, l'histoire musicale du XXe siècle est faite de réappropriations multiples. Certains genres font l'aller-retour sans arrêt tandis que d'autres restent cantonnés d'un côté de l'Atlantique. C'est le cas du rocksteady jamaïcain qui ne posa guère plus qu'un orteil en Afrique. Le transfert s'est passé surtout au Ghana, plus ouvert aux influences anglophones en provenance des West Indies. Nous sommes en 1971 et les Ramblers reprennent donc, pour votre plaisir et délectation, "Ride Your Donkey" des Tennors. Quant à la Cellule bien sûr, elle vous offre les deux versions.


dimanche 11 février 2018

Vikings All Over The World : la Jamaïque en force

Après les Vikings de contrebande, voilà les vrais, les authentiques, les puissants Vikings de la Jamaïque. The Mighty Vikings a d'abord été un groupe de ska emballant, avant de se joindre à la vague rocksteady. Ils ont à l'occasion accompagné les Wailers et officiaient le plus souvent dans les hôtels de l'île, raison pour laquelle ils n'ont pas gravé énormément de disques. Une de leurs particularités est aussi d'avoir compris un nombre important de membres de la communauté sino-jamaïquaine (on vous signale cet excellent article si le sujet vous intéresse). Mais trève de mots, voici d'abord un peu de ska de 1964 (Mitzles's Ska) pour se mettre en jambes :
 
 
Et leur tube rocksteady (Love Me Forever, 1969) pour ne pas laisser retomber la pression : 




mercredi 1 avril 2015

Rocksteady Chantilly : John Holt

On n'est pas toujours obligé de suivre les modes au coup de sifflet de l'histoire. John Holt, par exemple, une des plus belles voix de la musique jamaïcaine n'était pas forcément pressé au début des années 70 de s'adapter à la nouvelle mode du reggae et d'aligner les chansons aux thèmes ultra-conscious. Dans la veine rocksteady classique dont il fut une des grandes stars avec le groupe des Paragons, il préfère continuer à produire des chansons d'amour inspirées par la soul américaine. Aucune raison de s'en plaindre, vous allez voir.

Voilà trois morceaux tirés de son album The Further You Look de 1973. Prévenons les puristes, la  production est pleine de violonnades et autres artifices que la stricte morale réprouve mais que nous ne dédaignons pas du tout sur la Cellule.


Et puis, un morceau tiré de l'album suivant Dusty Roads en 1974. Plus reggae mais toujours dans la veine amoureuse plutôt que dans la veine jah jah.

Bonus en prime, les originaux des deux premières chansons :




mercredi 16 avril 2014

Les classiques : Pleurer sous la pluie

Dans les pays anglo-saxons, on dissimule sa peine sous la pluie de préférence. Comme ici le soleil resplendit depuis plusieurs jours, l'expédient n'est guère utilisable pour le moment. Nous conseillons donc de rester émotionellement  stable encore quelques journées même à ceux qui en ont gros sur la patate, enfin s'ils ne veulent pas être découverts, bien sûr.

En 1968, Roger Penzabene écrivait pour les Temptations une chanson déchirante enjoignant à l'astre solaire d'être misericordieux et de laisser place à de gros nuages pleins de flotte. Le morceaux fut un immense hit tandis que le compositeur se suicidait incapable de résister au départ de sa femme, départ qui avait inspiré la chanson. Il fut immédiatement repris par de nombreux artistes, dont les plus méconnus et les plus inspirés sont peut-être les Cougars, un groupe de Jamaïcains exilés à Toronto, qui passe à l'électrocardiogramme votre coeur blessé.


Pour une liste des différentes versions, voyez ici un excellent post (mais les liens sont morts). Et puis pour mémoire sur le même thème, la chanson de Carole King et Howard Greenfield écrite d'abord pour les Everly Brothers et ici par les Soul Vendors pour rester dans le rare in a Jamaican mood. Quel temps fait-il à Kingston?