jeudi 5 mars 2020

Les protest songs intenses de Jerry Moore (1967)

Cela se passe à Greenwich Village et ça s'entend immédiatement. Un folk habité soutient le propos d'un activiste de la cause des droits civils et le résultat est bouleversant. Comme Jerry Moore a indéniablement la peau noire, on pense à l'impeccable Terry Callier. La ressemblance est même tout à fait troublante sur l'adaptation du poème de Dudley Randall qui évoque l'attentat raciste de Birmingham (1963), en Alabama.
 
 Jerry Moore "Ballad Of Birmingham" (1967)
 
 

Plus optimiste et entrainant, "Winds Of Change" est, comme sa sœur de combat dylanienne, un chant d'encouragement extrêmement efficace.

Jerry Moore "Winds Of Change" (1967)
 
 
"Life Is A Constant Journey Home" qui donne le titre à l'album se rapproche quant à lui de très près de la veine de Fred Neil. Un monde de douceur dissonante vous déchire le cœur avec une grâce lumineuse. 

Jerry Moore "Life Is A Constant Journey Home" (1967)
 
 
C'est peut-être plutôt l'ombre de Tim Hardin qui plane derrière ce sermon anti-militariste.  

Jerry Moore "Anti Bellum Sermon" (1967)
 
 
Vous avez maintenant fait le tour de plus de la moitié de ce disque trop méconnu. Le voyage n'ira guère plus loin. Jerry Moore n'a plus rien enregistré après ce magnifique album.
 

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