"Karapa le Uira" (1962)
Quelques instrumentaux survitaminées, euphorisants efficaces :
"Aiai" (1962)
Et pour ponctuer l'ensemble, quelques morceaux de percussions traditionnelles.
"Tarapi Koko" (1962)
"Karapa le Uira" (1962)
Quelques instrumentaux survitaminées, euphorisants efficaces :
"Aiai" (1962)
Et pour ponctuer l'ensemble, quelques morceaux de percussions traditionnelles.
"Tarapi Koko" (1962)
Nous sommes en 1965 à Medellin et Los Golden Boys enchaînent les galettes à succès à une vitesse impressionnante depuis leur premiers enregistrements un an plus tôt. En Orbito Con Los Golden Boys est déjà leur sixième album et l'on ne compte pas les 45T... Fondé en 1961 par les frères Garcés (nous avions déjà parlé de Pedro Jairo ici), le groupe de ces garçons en or est, comme son nom l'indique, sous influence de la vague planétaire de la musique populaire venue des pays anglo-saxons. En Colombie, la pop s'hybride naturellement avec la cumbia ou la gaita indigène qui continuent pourtant à dominer mais l'accordéon local peut laisser la place à la guitare (de Pedro) ou à un clavier acide plus cosmopolites et dans l'air du temps. Le résultat est une des choses les plus euphorisantes de la période. Alors pour la rentrée : cumbia sixties et baisers à tous et toutes, la Cellule ne trouve rien de mieux à envoyer.
Los Golden Boys "Cumbia y Beso" (1965)
Le merveilleux label Mississippi Records a concocté l'an dernier une compilation resserrée (12 titres) des Golden Boys qui est absolument parfaite. Allez donc voir là.
Comme toujours (?) avec les disques portugais un peu anciens, il est très difficile de recueillir les informations les plus élémentaires sur les conditions d'enregistrement du morceau, sa date par exemple. La pochette et le format (un EP sur l'étiquette Alvorada) semblent nous guider vers le milieu des années 60... Mais peu importe après tout : ces indications n'auraient pas augmenté notre sensation de légèreté d'un iota. L'ensemble de guitares mené par Raul Nery nous procure bien sans ça le vertige des hautes altitudes.
Voici d'abord la version enregistrée :
Conjunto de guitarras Raul Nery - Lisboa nao interdecer
Puis une autre version pour la télévision (qui vous révélera, si besoin est, la sublime rotondité de la guitare portugaise) :
En 1971, Erasmo Carlos sort un superbe album, euphorisant puissant que la Cellule aidera volontiers - si vous ne le connaissez déjà - à se forer un passage jusqu'à vos feuilles endormies par la torpeur estivale. La porte d'entrée proposée est une chanson ultra-tubesque évoquant "26 ans de vie normale". On vous laisse juge de ce que l'ami d'enfance de Tim Maia et de Roberto Carlos peut entendre par là...
Erasmo Carlos "26 anos de vida normal" (1971)
On ne va pas lâcher comme ça la veine accordéon-guitare électrique la plus excitante de l'histoire, celle du tournant des années 60 en pays cajun. Nouveau classique incombustible aujourd'hui avec Austin Pitre, réputé être le premier accordéoniste de Louisiane à avoir levé les fesses de sa chaise pour jouer debout, mais quelquefois aussi derrière la tête ou entre les jambes (faut être souple, costaud et virtuose). Nous sommes en 1959 et avec ce remontant là, vous êtes prêts à traverser les flummes de l'enfer le sourire aux lèvres.
Austin Pitre & The Evangeline Playboys "Flummes de l'Enfer" (1959)
Violon, Batterie, accordéon et guitare électrique : de quoi faire un foin d'enfer avec le groupe merveilleux de Cleveland Crochet. Nous sommes bien sûr au sud de la Louisiane et la musique cajun prend une teinte blues accentuée pour produire le plus grand tube de son histoire : "Sugar Bee", qui sort en 1961 de sa zone d'origine incontrôlée pour devenir un tube national et répendre son énergie sauvage comme trainée de poudre à travers les États-Unis d'Amérique. Cleveland Crochet n'en retirera guère de royalties et restera un musicien à temps partiel, accroché aux établissements de Lake Charles. Peut-être, ne fut-ce pas plus mal...
Cleveland Crochet & The Hillbilly Ramblers - Sugar Bee (1961)
Aníbal Velásquez, comme Franco, le T.P.O de Cotonou ou James Brown, fait partie de ces musiciens dont les disques se comptent par centaines (plus de 300 albums et 500 simples dans son cas, dit-on). Accordéoniste révéré en Colombie et plus largement en Amérique latine, Aníbal Velásquez se distingue par quelques-unes des cumbias les plus déstructurées de l'histoire sur lesquelles la Cellule attire votre attention aujourd'hui. Écoutez donc le bien nommé "Mambo loco" :
Aníbal Velásquez "Mambo Loco"
Ou notre chouchou remarquablement sapé :
Aníbal Velásquez "Vestido Nuevo"