Dick Annegarn "Les Tchèques" (1992, version réenregistrée en 1997)
Hommage à peine plus acidulé, Matthieu Boggaerts reprend les choses presque au même endroit quatorze plus tard :
Matthieu Boggaerts "Les Tchèques" (2006)
Dick Annegarn "Les Tchèques" (1992, version réenregistrée en 1997)
Hommage à peine plus acidulé, Matthieu Boggaerts reprend les choses presque au même endroit quatorze plus tard :
Matthieu Boggaerts "Les Tchèques" (2006)
Nous sommes en 1947 et les Delmore Brothers ont l'excellente idée de s'associer avec Merle Travis et Grandpa Jones pour enregistrer quelques morceaux de gospel. Super-groupe de circonstance armé mieux que personne pour vous faire quitter l'attraction terrestre. Vérification immédiate :
Brown's Ferry Four "I'll Fly Away" (1947)
Aucune rareté sous le sapin aujourd'hui, seulement un pur classique hérité de Big Bill Broonzy, que Little Walter reprend en guise d'hommage peu après la mort de ce dernier au mois d'août 1958. Nous sommes à Chicago dans les studios Chess et c'est peu de dire qu'il y a du beau monde derrière Little Walter : Muddy Waters, Luther Tucker, Otis Spann, Willie Dixon et George Hunter (ou Francis Clay).
Little Walter - Key To the Highway (1958)
Et sur l'autre face, c'est peut-être encore mieux. Un instru complètement distordu où l'harmonica de Little Walter rivalise avec la guitare de Muddy Waters pour la plus grande jubilation de vos oreilles. Car, oui, l'autre "Rock Bottom" est aussi grand que celui du sieur Wyatt.
Little Walter "Rock Bottom" (1958)
Voici un trésor tout ce qu'il y a de mieux caché. Le guitariste Harry Taussig ne fit qu'un album extrêmement rare dans les sixties (en 1965), puis participa à une compilation tout aussi peu répandue (en 1967) qui réunissait la fine fleur des défenseurs de l'American Primitive guitar : John Fahey, Robbie Basho, Max Ochs ainsi que le bluesman Bukka White. Il ne laissa ensuite plus aucune traces enregistrées avant 2012, date à laquelle il sortit discrètement d'un si long silence. Or "Fate is Only Once" est un album magnifique et sur ce disque la chanson qui porte le même nom et clôt le disque est une merveille en équilibre perpétuellement instable que la Cellule se fait un devoir de mettre au plus vite entre vos oreilles.
Harry Taussig "Fate Is Only Once" (1965)
Aujourd'hui, c'est Alan Lomax qui nous emmène au fond de l'Alabama à l'occasion d'une étape saisissante de son grand voyage dans le sud des Etats-Unis de 1959-1960. L'ensemble des chanteurs amateurs qu'il a enregistré formaient une chorale spontanée qui n'a pas pris de nom particulier mais leur réunion eut lieu lors de la 56e Convention Annuelle de l’Association Musicale de "Sacred Harp" à Fyffe dans le comté de Dekalb, le 9 décembre 1959. La première convention remontait, si je ne m'abuse, à il y a pile 117 ans, ce qui ne nous rajeunit pas. Et ce qui nous rajeunit encore moins, c'est que le morceau, lui, date de 1783. Je vous laisse faire le calcul mais l'arrière-grand-mère de votre arrière-grand-mère n'était peut-être pas encore née. Foin des nombres, laissez-vous entraîner par ce chant hors d'âge célébrant les bergers de Bethléem, qui a emmagasiné de l'énergie pour plusieurs générations. On pourrait se croire dans les Balkans ou dans les Alpes. On ne sait pas à quelle époque. Tout s'embrouille! Exaltation!
La Cellule vous propose, aujourd'hui, un petit voyage en apesanteur. C'est la grande dame du kantele carélien, Ulla Katajavuori (1909-2001), immense virtuose de l'instrument national finlandais, qui nous fait décoller. Il y aurait infiniment à dire sur la pureté cristalline du son du karele, sur son importance dans la culture finnoise depuis le Kalevala et sur Ulla Katajavuori elle-même, son interprète emblématique. Soit, mais pour une découverte, il suffit peut-être de se laisser emporter par "Karelske Vagguisa", un de ses tout premiers morceaux à avoir été enregistré, en 1949 précisément :
Ulla Katajuovari "Karelske Vagguisa" (1949)
L'année dernière, le label Analog Africa a sorti une des toutes meilleures compilations de son riche catalogue tropical : Jambú e Os Míticos Sons Da Amazônia. Direction l'Amazonie donc où il s'agissait cette fois de découvrir le genre plein d'énergie du Carimbó : musique de fête, pleine de rythme, de cuivre, de flute. La potion vraiment la plus efficace contre la mélancolie!
Parmi les nombreuses pépites effervescentes du disque, on trouvait ce morceau de l'Orchestre d'Orlando Pereira :
Orchestre d'Orlando Pereira - Carimbo Para Yemanja (1975)
En farfouillant sur la toile, on pouvait dénicher pas mal de disques de ce combo actif durant les 60's et les 70's et notamment une excellente compilation toute de rose vêtue, exploitée par les fins connaisseurs d'Analog Africa : "As 14 mais do Carimbó", d'où nous tirons à notre tour spécialement pour vous deux morceaux pleins de saveur.
Orchestre d'Orlando Pereira - Matinta Pereira (1975)
Orchestre d'Orlando Pereira - Resposta da Tucandeira (1975)