Affichage des articles dont le libellé est suicide. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est suicide. Afficher tous les articles

samedi 25 novembre 2017

Les frères de la solitude : shakey puddin' (2001)





Dans le prolongement de sa toute nouvelle campagne anti-neurasténique, la Cellule vous propose aujourd'hui un cocktail hautement énergique avec les Soledad Brothers. Ces frères-là viennent de l'Ohio et ont gravité un temps dans l'orbite des White Stripes. Jack White est d'ailleurs présent sur ce morceau qu'on retrouve aussi sur une compil du label Sympathy For The Record Industry. La formule est basique : rockabilly cintré à la Suicide + puissance blues-rock + grain garage + apologie explicite du sexe féminin. La nuance et l'élégance, ce sera pour un autre jour, les amis : aujourd'hui juste de l'excitation pure!

mardi 24 février 2015

Les pinceaux du rock : Un peu de blues cubiste


Aujourd'hui le cubisme, et même le blues cubiste. Et d'abord, un petit mot de l'illustration. Non, ce n'est pas qui vous savez... Non, ce n'est pas non plus le deuxième auquel vous pensez immanquablement quand on prononce le mot de cubisme... Non, lui, c'est Paul Joostens, un peintre et collagiste belge que vous connaissez sans doute moins mais qui est passablement intriguant et comme la pochette de Cubist Blues, le  disque dont je voulais vous parler est franchement moche, il fallait bien que je trouve quelque chose...

Si la pochette n'est pas franchement réussie, le casting lui est de première bourre. Sur cette galette, vous trouvez Ben Vaughn, Alex Chilton, l'extraordinaire leader de Big Star et Alan Vega. Autant dire qu'il n'y a pas grand monde à avoir poussé la déconstruction des musiques populaires plus loin que ces types-là sur leurs précédents opus. Alors, blues cubiste, oui, ça n'est pas galvaudé. L'idée de les réunir au mois de décembre 1994 pour enregistrer cet album hors du temps fut en tout cas une idée magnifique. Et en voici trois fois la preuve. 

(Alex Chilton est aux claviers et à la guitare, Ben Vaughn s'occupe de la rythmique et prend aussi la guitare à l'occasion. Facile de trouver de quoi s'occupe Alan Vega)


Le dernier morceau me donne l'occasion d'enchaîner sur la version originale de Suicide, histoire de se rincer l'oeil avec la saisissante prestation d'Alan Vega. Pour celle de Cubist Blues, je soupçonne fortement Alex Chilton d'être responsable du nouveau traitement de la chanson.


Et pour être complet, n'oublions pas la version de Bruce Springsteen qui a pris l'habitude de terminer tous ses concerts avec la chanson (et dont vous trouverez de nombreuses versions sur le net). Un poil moins cubiste, cependant...

vendredi 6 juin 2014

Yoyo


Ça se passe à Paris. On est en 1970. Quelques musiciens géniaux venus de Chicago réalisent le projet de balancer dans le bouillon expérimental du free jazz de l'époque tout ce qu'ils trouvent de plus excitant dans la musique savante comme dans la musique populaire. Sur le morceau du jour, ils invitent ainsi Fontella Bass, la reine de la soul, interprête de l'extraordinaire "Rescue Me" paru en 1965 sur le label Chess (sis à Chicago lui aussi). Le "Theme de Yoyo" a servi de BO à un film qu'on est pas sûr de devoir recommander. Mais ce soir, yoyo, je trouve ça parfait pour illustrer un de ces moments où la vie ne tient qu'à un fil, où on hésite à tourner une page ou à se faire un dernier noeud autour du cou, à boire une bière de plus ou à se faire le shoot définitif. C'est mélodramatique, c'est ironique, c'est furieux et désaxé, plein de poésie plus acerbe qu'un marteau : "Ta tête est comme un yoyo, ton cou est comme un ficelle, ton corps est comme un camenbert qui suinte dans sa peau, etc.".
Pour les amateurs éclairés, voici l'extrait du film qui signe l'invention de la "Jack Bagarre". "How frustrating you are", c'est si bien dit avec l'accent parisien :