Affichage des articles dont le libellé est accordéon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est accordéon. Afficher tous les articles

mardi 7 janvier 2025

Accordé à l'accordéon (14) : Vent et cordes - Gus Viseur et Baro Ferret - Musette et swing manouche en union libre en 1938

 


Nous sommes à Paris le 28 septembre 1938 et le Gus Viseur's Music - c'est le nom de la formation en perfectangliche - est d'attaque pour graver un morceau du genre spécial cosigné par l'accordéoniste belge Gustave-Joseph Viseur (1915-1974) et par Pierre 'Baro' Ferret (1908-1976), guitariste manouche d'origine espagnole, grand. disciple de Django Reinhardt. Derrière Gus et Baro, deux autres guitaristes de la famille de ce dernier, son jeune frère Jean 'Matelo' Ferret et son cousin René 'Challain' Ferret, ainsi que le bassiste de Gus, Maurice 'Momo' Speilleux. Ainsi vent et cordes, musette et jazz manouche (avec un fort parfum d'Espagne) se trouvent réunis pour convoler en union libre et merveilleuse quoiqu'un peu inquiétante aussi.

Gus Viseur's Music "Wind and Strings (Andalousia)" (1938)

 




lundi 4 novembre 2024

Accordé à l'accordéon (13) : Règlement de compte à Ménilmontant (Marcel Azzola, 1951/1954)

Dans l'escadrille des grands accordéonistes du musette, Marcel Azzola (1927-2019) tient une place éminente : un as parmi les as aux talents multiples et variés dont les premiers enregistrements datent des années 50. Pleine de tension, cette célèbre valse-jazz vous laisse vous faire votre cinéma.

Marcel Azzola - Règlement de compte (1954) 

Marcel était natif de Ménilmuche. Allez, ça netour avec cette mazurka à variations, merveilleux classique dédié à la rue où Azzola est né (à l’hôpital Tenon).

Marcel Azzola - Rue de la Chine (1951)






 

mercredi 19 juin 2024

Accordé à l'accordéon (12) - valse-swing, valse fantôme, mystérieuse... merveilles du musette

 

Il est temps pour la Cellule d'entrer en matière et de plonger enfin dans les merveilles du musette. Pourquoi ne pas débuter avec l'immense Jo Privat (1919-1996) qui nous guide dans les mystères de Paris?

Jo Privat "La Mystérieuse" (1945)


 Jo Privat "Valse fantôme" (1950)





vendredi 15 mars 2024

Accordé à l'accordéon : un petit tour dans l'histoire du piano à bretelle tyrolien

 

Aujourd'hui la Cellule plonge tête baissée dans un champ musical qui ne manquera pas de faire frémir certains : l'accordéon tyrolien. Comme on n'y connaît pas grand chose, On cale notre rétroviseur et on se laisse d'abord embarqué par un morceau qui nous a accroché l'oreille au hasard d'une compilation.

Difficile de donner des informations sur ce premier morceau. Celles qu'on trouvent sur la toile sont rares et partiellement contradictoires. Un duo d'accordéons (les frères Mikulas) joue avec un guitariste (Franz Zurst). Tous sont originaires du Tyrol. Nous sommes en 1931 ou peut-être en 1937. Le disque est sorti chez Polydor, étiquette où l'on trouve deux autres rares morceaux du trio. Le compositeur est Rudolf Strohmayer. Voilà tout. Sinon, la compilation où nous l'avons déniché ("Accordions of The World") est très recommandable, même si son livret n'est pas très bavard, on l'aura compris.

Mikulas Brüder & Zurst - Wiener Heurigen Marsch

Nous avons trouvé une version récente par un ensemble du genre folklorique tout à fait classique.

Jagawirtmusi  -Wiener Heurigen Marsch (2021)

 

Et puis pour changer, voici un autre groupe de musique tyrolienne beaucoup moins à cheval sur les conventions. Le folklore est ici secoué avec une autre énergie et le morceau est devenu un temps, à la maison, l'hymne national d'Amélie (deux ans). On vous aura prévenu.

 Attwenger "He-U" (1991)

 


 



vendredi 7 juillet 2023

Accordé à l'accordéon (10) : à travers les flummes de l'enfer (1959)

 

On ne va pas lâcher comme ça la veine accordéon-guitare électrique la plus excitante de l'histoire, celle du tournant des années 60 en pays cajun. Nouveau classique incombustible aujourd'hui avec Austin Pitre, réputé être le premier accordéoniste de Louisiane à avoir levé les fesses de sa chaise pour jouer debout, mais quelquefois aussi derrière la tête ou entre les jambes (faut être souple, costaud et virtuose). Nous sommes en 1959 et avec ce remontant là, vous êtes prêts à traverser les flummes de l'enfer le sourire aux lèvres.

Austin Pitre & The Evangeline Playboys "Flummes de l'Enfer" (1959)

 



mardi 4 juillet 2023

Accordé à l'accordéon (9) : Cleveland Crochet, cajun plus que tubesque (1961)

 

Violon, Batterie, accordéon et guitare électrique : de quoi faire un foin d'enfer avec le groupe merveilleux de Cleveland Crochet. Nous sommes bien sûr au sud de la Louisiane et la musique cajun prend une teinte blues accentuée pour produire le plus grand tube de son histoire : "Sugar Bee", qui sort en 1961 de sa zone d'origine incontrôlée pour devenir un tube national et répendre son énergie sauvage comme trainée de poudre à travers les États-Unis d'Amérique. Cleveland Crochet n'en retirera guère de royalties et restera un musicien à temps partiel, accroché aux établissements de Lake Charles. Peut-être, ne fut-ce pas plus mal...

Cleveland Crochet & The Hillbilly Ramblers - Sugar Bee (1961)


 



vendredi 30 juin 2023

Accordé à l'accordéon (8) : mambo loco!

 

 

Aníbal Velásquez, comme Franco, le T.P.O de Cotonou ou James Brown, fait partie de ces musiciens dont les disques se comptent par centaines (plus de 300 albums et 500 simples dans son cas, dit-on). Accordéoniste révéré en Colombie et plus largement en Amérique latine, Aníbal Velásquez se distingue par quelques-unes des cumbias les plus déstructurées de l'histoire sur lesquelles la Cellule attire votre attention aujourd'hui. Écoutez donc le bien nommé "Mambo loco" :

Aníbal Velásquez "Mambo Loco"


Ou notre chouchou remarquablement sapé :

Aníbal Velásquez "Vestido Nuevo"

 



samedi 9 avril 2022

Albion à l'accordéon (6) : Swingin' Sixties et piano à bretelles

 

Non, l'accordéon n'est pas l'instrument emblématique des Swinging Sixties, mais à l'occasion on le retrouve tout de même niché dans quelques morceaux excellents qui intègrent une bonne part de nostalgie, comme bien sûr :

The Kinks - Sitting By The Riverside (1968)

 


Ou, un peu plus tard, Ronnie Lane au meilleur de sa période avec Slim Chance et Charlie Hart à l'accordéon, en 1974 :

Ronnie Lane & Slim Chance - G'Morning (1974)




lundi 4 avril 2022

Desaccordé à l'accordéon (5) : les Freshmen

Réponse britannique (irlandaise pour être exact) aux Beach Boys, les Freshmen n'ont pas une immense réputation et sont même carrément méconnus. Ils n'en ont pas moins pondu quelques perles plus qu'agréables à l'oreille. En 1968, ils ont ainsi l'idée de reprendre un tube du moment "She Sang Hymns Out Of Tune", en remplaçant l'harmonium de rigueur par un accordéon. Difficile de chanter les écarts de solfège avec plus d'harmonie.

The Freshmen "She Sang Hymns Out Of Tune" (1968)


 

samedi 2 avril 2022

Accordé à l'accordéon (4) : 1950, le meringue arrive à New-York avec Angel Viloria

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin dans notre exploration du merengue. Quittons pour un moment la république dominicaine dominée par le dictateur Rafael Trujllo (conseil de lecture : l'essai de Hans Magnus Enzensberger qui lui est consacré, tout à fait recommandable si vous êtes curieux d'un des côtés les plus sinistres de l'histoire des Caraïbes) et exilons-nous à New-York en suivant les pas de l'accordéoniste Angel Viloria et ceux de son orchestre (dans le merengue, traditionnellement, c'est l'accordéoniste le leader). Nous sommes en 1950, et si le merengue est outrageusement instrumentalisé par Trujillo, champion poids lourd du népotisme tropical, l'île ne possède pas pour autant de studio d'enregistrement digne de ce nom. C'est à New-York qu'il faut aller pour graver ses galettes et Angel Viloria, son orchestre cibaeño típico (du nom de la région de Cibao où le merengue puiserait ses racines) et son chanteur Dioris Valladares ne vont pas chômer enregistrant entre 1950 et 1952 des dizaines de disques sur le label dédié Ansonia, qui vont poser les bases du merengue sur microsillon. La production est pléthorique et sa chronologie précise oubliée. Mais peu importe, ouvrons donc le bal sans plus tarder en dansant avec Josephine :

Angel Viloria "Yo Baile Con Josefina" [c. 1950]

 

Essayons maintenant de consoler une sœur éplorée, Rosaura, au cœur de ce grand classique :

Angel Viloria "Rosaura" [c. 1950]

Et pour finir et bien retenir les pas du merengue :

Angel Viloria - El Vironay (c. 1950)


 

 



vendredi 1 avril 2022

Accordé à l'accordéon (3) : L'aveugle de Nagua, star du merengue tipico

 

De son véritable, González Alvarado Pereira, il fut d'abord appelé "El Cieguito de Nagua", "le petit aveugle de Nagua" et en effet c'était un prodige qui s'était fait connaître dès l'âge de neuf ans comme un as de l'accordéon merengue. Car c'est vers la République Dominicaine que la Cellule tuyautée par Arnaud B. vous conseille d'aller aujourd'hui. Pas très facile de trouver ses disques mais, par chance, quelques vidéos circulent, comme celles-ci impeccables au niveau de l'allure sinon du son, qui semblent dater de 1981 comme nous l'apprennent les commentateurs connaisseurs de youtube. L'aveugle de Nagua n'est toujours pas très grand mais il a la trentaine bien tannée, il arbore une inimitable moustache et joue avec Vinicio Lopez et son groupe. Foin de sophistications superflues, ici le merengue, c'est du brut!




mercredi 30 mars 2022

Accordé à l'accordéon (1) : commençons par un tube cumbia, La Zenaida d'Armando Hernández (1983)

 

Pour commencer une série consacrée à l'accordéon, quoi de mieux qu'un tube de cumbia? C'est donc le maestro Armando Hernández qui ouvre le bal avec ce tube de 1983. Attention, grand classique, grand morceau!

Armando Hernández - La Zenaida (1983)



mercredi 14 juillet 2021

Le fils de l'empereur d'Annam et les balluches créoles de la Réunion : Claude Vinh San

 

Aujourd'hui la Cellule célèbre un accordéoniste de très noble extraction puisqu'il s'agit d'un fils du dernier empereur de l'Annam exilé à la Réunion en 1916 : Claude Vinh San (1934-2016). Plutôt que de se chagriner de la perte des fastes de la cour annamite qu'il n'avait du reste jamais connue, le jeune Réunionnais décida de devenir le crac local de l'accordéon ou "ralé poussé" comme on dit là-bas. Son orchestre, le Tropical Jazz (pas plus jazz que l'African Jazz ou que tous les célèbres orchestres africains des années 40 et 50 qui ont aussi utilisé cette étiquette) devint un incontournable des bals créoles faisant rage sur l'île. Séga et chansonnette réunionnaise au menu, mais dans la composition des ces plats indigènes rentrent nombre ingrédients de la sono mondiale de l'après-guerre : musette, tango, bolero, biguine (avec la clarinette), calypso (compétiteur du maloya dans le deuxième morceau ci-dessous) auxquels il fait ajouter bien sûr les percussions réunionnaises qui en sont l'épice la plus originale.

Pour rentrer dans la danse, commençons donc par un peu de musette tropicale sous forte influence de la biguine :

 Claude Vinh San et le Tropical Jazz "Pousse Pas"

 Et puis, une petite merveille à la gloire du genre typique du Maloya, avec Irène Julie au chant :

Claude Vinh San et le Tropical Jazz "Maloya"


 

 



jeudi 18 mars 2021

Chansons pour l'équipe (aux sources du raï) : Bellemou Messaoud et Cheb Ourrad Houarri

 

Quoi de plus euphorisant que le premier raï! On se demande bien pourquoi le genre a ensuite été amélioré... Heureusement, certains n'ont jamais hésité à nous replonger dans le bain de jouvence des musiques populaires du temps joyeux des origines. C'est le cas tout particulièrement du producteur Nick Gold qui, avant de se rendre immortel en enregistrant les gloires scandaleusement délaissées du Buena Vista Social Club ou en orchestrant le come-back de l'immense Ali Farka Touré, avait sorti en 1989, un album resplendissant dédié au Père du Raï (un des pères, si l'on veut), le trompettiste Bellemou Messaoud accompagné par le chanteur Cheb Ourad Houarri. Au milieu de ce disque merveilleux , il y a cet hymne au collectif tout prêt à vous faire décoller :

Bellamou Messaoud "Chanson pour lekip" [1989]


Pour faire bonne mesure, ajoutons par exemple ce morceau où l'éclat des cuivres se mêle à l'accordéon sur un rythme absolument imparable :

Bellemou Messaoud "Harai Harai Ouama" [1989]




mercredi 25 septembre 2019

L'instru cajun qui tue : mardi gras rock'n'roll

Nous somme vers 1954 et quand Aldus Roger, un des maîtres de l'accordéon local, réunit les playboys de Lafayette avec l'idée de reprendre un des morceau les plus traditionnels de la Louisiane tout d'un coup (sans doute l'air du temps) la fête prend un côté rock'n'roll méchamment accentué, vous trouvez pas?
 
"Mardi Gras Dance"


 Et si vous voulez en savoir plus, allez voir (une nouvelle fois) le mirifique blog Early Cajun Music.



vendredi 20 septembre 2019

Autour du bayou (4) : Nathan Abshire, l'empereur de la musique cajun

"Nathan Abshire est la grande légende de la musique cajun, au même niveau que Muddy Waters pour le blues, Professor Longhair pour le rhythm'n'blues ou Hank Williams pour la country. La musique cajun par excellence, c'est lui, avec un voix pleine de cœur, un jeu d'accordéon virtuose, un accompagnement magnifique - souvent par les Balfa Brothers - et un répertoire pioché dans les marais les plus obscurs de l'histoire cajun" (Lyle Ferbrache).

Voilà, comme ça les choses sont posées. Ajoutons que Nathan Abshire insuffle une tonalité blues à toute sa musique qui lui donne une puissance incroyable. Mais illustrons maintenant ces propos avec une petite sélection de ses disques tardifs du milieu des années 60, enregistrés avec les Pine Grove Boys sous l'étiquette Swallow.

Tout d'abord le "Pine Grove Blues" (1966) qui groove à mort dans le bosquet, avec son violon génial, un guitare slide magnifique et l'accordéon encore au-dessus du lot :

Passons ensuite à une ode endiablée à la vie sur le bayou du Courtableau. Eh le monde, c'est le temps de ramasser les écopeaux, de faire bouillir les tourloulous, d'ébouillanter les ouaouarons et d'avaler enfin ces maudites écrevisses!

"Sur le Courtableau" (1965)


Et puis, on enchaîne avec "Lemonade Song" (1966). Pour l'occasion c'est Thomas Langley qui prend le micro et qui nous entraîne à 200 à l'heure dans l'épopée de la gueule de bois éternelle sur l'air d'une vieille chanson créole de La Nouvelle-Orléans pleine d'épices caribéennes. 

[Oui, je suis d'accord avec vous : bizarre, bizarre, la vidéo qu'on trouve sur youtube...]







lundi 4 mars 2019

Le prince de l'accordéon juju : Isaiah Kehinde Dairo

Isaiah Kehinde Dairo est une des principales figures de la musique juju au Nigéria. Durant toutes les années 60, c'est lui, la grande star de la musique yoruba qui se détache progressivement de l'influence du high-life, moins rustique. Innovateur, il y introduit l'accordéon qui se mêle à merveille aux percussions traditionnelles. La Cellule est heureuse de vous proposer aujourd'hui une petite sélection de titres de la première moitié des années 60 pour vous initier aux joies rebondissantes de l'accordéon nigérian.
 








samedi 9 février 2019

Pépite soudanaise (2) : Abu Araki Al Bakheit

Accordéon et violons sont un peu l'âme de la musique soudanaise, dirait-on (sans oublier les cuivres et les percus...). Ici se faufile aussi pendant l'intro (imparable intro!) une guitare wah-wah comme échappée des Amériques qui pimente les choses avec malice. On n'est pas très loin de l'ambiance bollywoodienne avec quelque chose de très doux. C'est Abu Araki Al Bakheit qui chante. Le 45T se trouve sur une excellente compilation du label Shellac. Je ne saurais vraiment vous en dire plus (c'est bien difficile de se repérer dans la musique soudanaise quand on ne lit pas l'arabe). On est peut-être dans les années 70 ou au début des années 80...


J'ajoute quand même que Abu Araki Al Bakheit semble être resté une immense star au Soudan et aussi un opposant politique à la longue dictature qui y sévit. Peut-être est-ce ce dont il est question dans cette vidéo?





vendredi 22 juin 2018

Calypso avec accordéon aux Bermudes : les Talbot Brothers

Perdues au milieu de l'Atlantique, les Bermudes sont surtout connues par une figure géométrique associée à des disparitions inexpliquées et par un short local, porté d'abord par les policiers britanniques avant de coloniser vos guibolles, messieurs. Mais pour la Cellule c'est bien sûr le calypso de l'archipel qui mérite le détour. Acclimaté dans les années 40, le genre trinidéen est devenu comme aux Bahamas la musique des grands hôtels pour touristes américains. Les Talbot Brothers en devinrent  les emblèmes et leur adaptation avec accordéon et "doghouse", du nom de la sorte de contrebasse inventée par Roy Talbot, est un vrai enchantement plein de douceur, avec une pointe de mélancolie tropicale. Essayez donc d'abord une chanson, si vous avez une appréhension avant de vous jeter à l'eau. Par exemple, celle-ci :


Vous n'hésiterez sans doute pas longtemps avant de vous infuser l'album en intégralité, en vous préparant le cocktail approprié :
 
 
L'agence de voyage vous propose en outre de prolonger un peu le séjour avec l'immanquable Jonathan Richman :



vendredi 23 mars 2018

Dansez carré : Jean-Baptiste Nemours (Haïti, 1959)

 Nemours Jean-Baptiste

Filons droit à Haïti aujourd'hui pour écoutez la grande star de l'île des années 1950 et 1960, Jean-Baptiste Nemours, saxophoniste extraordinaire qui réussirait à faire danser les morts (pour une discographie : voir ici). Nous sommes en 1959. Le style meringue de l'époque (dont le nom viendrait bien de la sucrerie) est en train d'évoluer vers le compa qui fera des ravages à partir des 70's. On l'appelle encore style "carré". Alors oui, dansons carré avec "Ti Yaya Toto". L'accordéon de Richard Duroseau ainsi que tout l'Ensemble aux calebasses est irrésistible. 

[Pas de panique : la musique commence avec trente secondes de retard sur la video de youtube].