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mardi 6 octobre 2020

La splendeur des guitares luso-africaines au temps du synthétiseur : Elisio Gomes et Joachim Varela (Cap-Vert, 1993)

 

Parmi les vagues de rééditions qui réjouissent le cœur et les oreilles des explorateurs des musiques populaires de la planète, il y a des modes. Une des modes les plus euphorisantes des toutes dernières années a concerné la seconde génération des musiciens Cap-Verdiens après celles des grands classiques que sont Cesaria Evora, Bana ou le lumineux guitariste Humbertona. Les labels Analog Africa, Sofrito ou Ostinato Records ont tous récemment fait leur miel (et le nôtre) de cette phase où toute la richesse de la musique insulaire s'exprime en intégrant de nouveaux moyens comme le synthétiseur. Trouvé sur l'excellentissime compilation d'Ostinato Records, Synthetize the Soul, c'est un duo formé par Elisio Gomes et Joachim Varela qui excite notre curiosité aujourd'hui. L'anthologie susdite n'offre qu'un seul morceau du groupe, mais un morceau génial où la splendeur des guitares luso-africaines (celle du Super Mama Djombo, par exemple) brille sur un rythme synthétique pris de frénésie.

Elisio Gomes et Joachim Varela "Chuma Lopes" (1993)

 

Discogs nous apprend que le titre se trouve sur un album dont la moitié des titres sont en français ("Tout le Monde", "Attention Marie" et "Je-Ne-Puis-Pas") mais le seul autre morceau que nous avons trouvé sur la toile est "Angelina", très bon lui aussi (mais sans guitares malheureusement). Autant dire que l'on serait friand de toute autre information sur le disque (avis à la population!).

Elisio Gomes et Joachim Varela "Angilina" (1993)


 


samedi 18 juillet 2020

Chélonéphilie instrumentale : beauté pure du Cap-Vert


La Cellule vous invite sous sa carapace aujourd'hui pour vous régaler d'un morceau de Baltasar Januário Lima de Barros, connu sous le nom de Nhô Balta, grand musicien engagé dans la lutte anti-coloniale. La chanson, une morna, est dédiée aux tortues mais c'est la version instrumentale que l'on vous propose. Nhô Balta est accompagné par le groupe Black Power. Le titre est paru en 45T, peut-être vers 1977, sur le label A Voz da Capo Verde. Guitare, orgue, clarinette... c'est magique.


mercredi 22 mai 2019

Le témoignage de la lune : Bana en 1965

Nha Terra Cabo-Verde est un des premiers disques d'Adriano Gonçalves, alias Bana, enregistré comme beaucoup de ceux qui suivront avec l'orchestre de Luiz Morais. C'est une merveille où règne la clarinette de l'ami Morais. Difficile de distinguer sur ce magnifique disque de 1965 (qui se trouve sur Aural Joy) un titre plutôt qu'un autre. Pourquoi pas deux mornas fascinantes comme

"Fidjo de Ninguem"




ou "Lua Nha Testemunha" écrite par le poète Beleza




et puis, pour changer de rythme "Terezinha"




Cap-Vert gigantesque : Bana (1977)

Comment entrer dans l’œuvre foisonnante de Bana (plus de cinquante disques), le géant de la musique cap-verdienne? Rien de mieux qu'une morna déchirante et sublime sur l'album classique de 1977, Miss Unidos, que vous auriez bien tort de ne pas aller chercher dans son intégralité sur le blog bien nommé Aural Joy. Voici donc pour commencer "Grito d'Dor" et ses violons à se damner :







lundi 29 avril 2019

Escale au Cap-Vert : la guitare merveilleuse d'Humbertona


La musique cap-verdienne est magnifique. La grande Cesaria Evora l'a appris au monde entier. Sur ce disque de 1967 (que l'on trouve sur aural joy), Humbertona en donne une version radicalement épurée. Que la saudade vous soit douce ce matin!


 Mascrinha