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lundi 27 juillet 2020

Reggae pour l'été : John Holt, 1972-1973.

Au début des années 70, après la vague rocksteady, la musique jamaïcaine suit résolument un mouvement orienté vers des racines réelles ou réinventées. C'est cette route qui dominera (et heureusement car c'était indéniablement la plus riche). L'histoire n'était pourtant pas écrite d'avance et un autre voie plus pop aurait aussi pu emporter le morceau. Certains hésitèrent entre les deux directions. En 1973, c'est le cas de John Holt, auparavant chanteur des fameux Paragons. Son album Time Is the Master comporte quelques violonades superflues mais n'en compte pas moins des morceaux excellents sous influence musicale du renouveau roots mais plus portés sur les méandres de la vie amoureuse certes que sur le revival jah-jah. Pour l'été, c'est léger. Pour l'été c'est parfait, peut-être. Remontons donc le temps :

John Holt -Time Is The Master (1972)


Et puis, il y a aussi sur le disque ce pur chef d’œuvre. Quoi qu'en pensent les puristes, une des merveilles de la Jamaïque.

John Holt "Riding For A Fall" (1972)


mercredi 1 avril 2015

Rocksteady Chantilly : John Holt

On n'est pas toujours obligé de suivre les modes au coup de sifflet de l'histoire. John Holt, par exemple, une des plus belles voix de la musique jamaïcaine n'était pas forcément pressé au début des années 70 de s'adapter à la nouvelle mode du reggae et d'aligner les chansons aux thèmes ultra-conscious. Dans la veine rocksteady classique dont il fut une des grandes stars avec le groupe des Paragons, il préfère continuer à produire des chansons d'amour inspirées par la soul américaine. Aucune raison de s'en plaindre, vous allez voir.

Voilà trois morceaux tirés de son album The Further You Look de 1973. Prévenons les puristes, la  production est pleine de violonnades et autres artifices que la stricte morale réprouve mais que nous ne dédaignons pas du tout sur la Cellule.


Et puis, un morceau tiré de l'album suivant Dusty Roads en 1974. Plus reggae mais toujours dans la veine amoureuse plutôt que dans la veine jah jah.

Bonus en prime, les originaux des deux premières chansons :