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vendredi 16 décembre 2022

Pour la boum de fin d'année (2) : un peu d'extrême-orientalisme balkanique

C'est la dernière parution de l'excellente étiquette Radio Martiko qui nous emmène dans ces parages que la Cellule n'avait pas encore visités. Nous sommes à Niš au sud de la Serbie (alors en Yougoslavie), et l'ensemble dirigé par Mile Petrovic -  quelquefois sous le nom de Veseli Romi ("Heureux Roms") -  a entrepris de mettre au goût du jour le fond musical local. Accordéons et cuivres disparaissent au profit de clavier infernaux hyper acides ou de guitares électriques. Et ici comme ailleurs, rien n'interdit un peu d'exotisme - évidemment le prêt à penser de l'époque a d'autres noms pour ça mais il ne franchiront pas l'enclos de nos dents ni même ne s’appesantiront sur les couronnes dentaires de notre clavier - et en l’occurrence le syncrétisme nippo-yougorom, est quelque chose à ne pas manquer.

Ansambl Veseli Romi Mileta Petrovića - Japanka (1988)

 
Et puis, tiens, Devo nous avait emmené dans ce secteur mais l'Ansambl Mileta Petrovica nous incite à y revenir. Écoutez donc cette version de Robot (un mot slave en l’occurrence, faut-il le rappeler - d'invention tchèque pour tout dire).

Ansambl Veseli Romi Mileta Petrovića "Robot" (1986)

 





vendredi 30 août 2019

Minimalistes japonaises

Bonjour !

Très touchée de faire mon entrée dans cette délicieuse cellule, je sors pour l'occasion de ma besace deux morceaux qui ont le bonheur de combiner de similaires et irrésistibles atouts :
tout en étant très différents l'un de l'autre, ils sont tous deux l’œuvre de femmes japonaises et cultivent un minimalisme brut à vous protéger à tout jamais de la moindre tentative de production léchée.

Œuvrant au sein du collectif multiforme Maher Shalal Hash Baz de son anti-chef d'orchestre de compagnon Tori Kudo, REIKO KUDO fait aussi des disques à elle.
En groupe, c'est gigantesque, imprévisible, bouleversant.
En solo, c'est minuscule, imprévisible, bouleversant.
Et la guitare de Tori Kudo, qui se tient en embuscade pour ne sortir du bois qu'à mi-chemin du morceau, est de celles qui vous donne envie de monter un groupe immédiatement même si vous n'avez jamais touché un instrument de votre vie et de surtout, surtout, vous tenir la plus éloignée possible d'une table de mixage pendant les vingt prochaines années.

Reiko Kudo — « Kaihatsu-san » — 2000



Toujours aussi minimaliste, féminin et japonais, MIAMI est un duo tokyoïte composé d'Ai Kajiya au violon et Ai Kobayashi au sampler. Je ne leur connais qu'un disque, sorti en 2007, « Good Morning Playground ».
On change de terrain de jeu : place à l'enfance donc, aux couleurs acidulées et aux mélodies joyeusement entêtantes.

Miami — « サボテン » — 2007



 またね!

vendredi 14 décembre 2018

Takeshi Teraushi (suite) : le tournant Tsugaru (70's)



Au début des années 70, La guitare surf de Takeshi Teraushi se durcit. C'est l'époque du style Tsugaru. La cellule vous réveillent aujourd'hui avec deux morceaux sculptés dans cette dentelle d'acier nippone.
D'abord Nambuzaka Yuki No Wakare (1972) :


puis Tsugaru Eleki Bushi (1974) :


jeudi 29 novembre 2018

The Country of the Rising Guitar : Takeshi Teraushi (1965)

Les choses se précisent. Le déclencheur, me dit-on, fut la tournée des Ventures sur l'archipel en mai 1962. Le genre "eleki" (pour électrique) était lancé sur d'excellentes bases. Trois ans plus tard, en 1965, Takeshi Teraushi, de nouveau lui, était en mesure de révéler à la planète des morceaux aussi jouissifs que ce "Rising Guitar".





lundi 26 novembre 2018

Plagiat par anticipation et slow interstellaire : Takeshi Terauchi et Richard Hawley

Takeshi Terauchi est un de ces maîtres de la guitare électrique que la vogue des Shadows et autres Ventures a fait éclore aux quatre coins de la planète, tout particulièrement en Asie. Nous sommes pour l'heure au Japon, en 1969, et ce slow vous remplit d'une nostalgie venue d'un autre monde, de derrière les étoiles peut-être. Richard Hawley avait à peine deux ans à Sheffield : il n'écoutait déjà que ça!
 
Takeshi Terauchi "Blue Star" (1969)
 




jeudi 28 août 2014

Euphorie : The Jolly Boys à Tokyo

Les Jolly Boys sont devenus assez célèbres l'année dernière avec un disque de reprises réussies. L'histoire de bonhommes bien âgés qui reprennent du service pour remettre au goût du jour un vieux genre musical oublié, on vous l'a tellement déjà faite qu'il est possible que vous soyiez passé à côté de ceux-ci, mais vous auriez eu tort parce que le mento (vous savez la musique jamaïcaine avant le ska, le rocksteady et tutti quanti), c'est de l'euphorie pure. Pour essayer, voici deux titres de 1997 :  le plan com n'était pas encore aussi fignolé qu'aujourd'hui, mais l'énergie ne manquait pas. Ce n'est pas les Japonais présents ce soir là qui me démentiront.


dimanche 23 mars 2014

Horloge biologique



Je ne sais pas si ça vous fait ça à vous aussi, mais moi le printemps me met dans de drôles de dispositions cette année. Une amie m'écrivait il y a quelques jours que nous n'étions peut-être autre chose que des plantes vivaces, considération faite de la définition suivante : "peut vivre des années, subsiste l'hiver sous forme d'organes spécialisés et chargés en réserve, se réveille au printemps". J'ai dû faire de sacrées réserves car je me sens comme une plante sautillante ce matin et l'envie me prend d'écouter des choses un peu bêtes pourquoi pas, mais doucement euphorisantes. Des choses à se caler dans la tête avant d'aller au lavomatic ou de faire un footing, des choses légèrement improbables comme un doo-wop jamaïcain ou un calypso nipponisant. Le premier sera d'un duo très inconnu, Montey & Roy, le second du magistral Mighty Sparrow. Voilà, vous êtes parés pour votre dimanche.



dimanche 10 février 2013

Les classiques : Tintarella di Luna

Aujourd'hui trois versions du hit de Mina : Tintarella di Luna. L'histoire d'une fille qui préfère les bains de lune au bronzage. Repris des deux cotés de l'Atlantique par Marino Marini, Ely Neri ou Bob Azzam...


L'original, de Mina chanteuse italienne dont on pourrait résumer le style en "Dalida en 100 fois mieux".


The Peanuts, duo de jumelles sixties absolument cultes au Japon, dont la carrière au cinéma rassemble les films "Mothra", "Godzilla contre Mothra" et "Ghidrah, le monstre à trois têtes".


Tropicalisme enfin avec Os Mutantes, l'un des groupes les plus intéressants de la planète qui mélange sans façons musiques populaires, classiques, rythmes brésiliens et psychédélisme.

vendredi 8 février 2013

2 pour le prix d'1 : Kamikaze


La Cellule d’Écoute casse les prix aujourd'hui : avec deux chansons dédiées aux kamikazes. Revival surf et rumba congolaise au programme. Banzaï (ce qui signifie "longue vie", et oui!).