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mardi 23 avril 2019

Sensations douces et sensations fortes avec Abelardo Barroso

 
On reste à Cubia, avec de nouveau Abelardo Barroso, l'Orquesta Sensacion et sa pléiade de stars. L'époque prolifique du cha cha vous propose de nombreuses variantes de ses pas de danse. Vous avez par exemple le
 

tout en souplesse ou plus caliente la 


Et puis quelquefois, à l'approche du carnaval, les bonnes manières du cha cha cèdent la place à des choses franchement plus stridentes. Ecoutez donc  :
 
 
PS : Et de nouveau, tout vient de Aural Joy!





mardi 25 septembre 2018

Une croisière hallucinée autour de l'île d'Eden Ahbez (1960)


Il faut d'abord embarquer sur un vieux rafiot. Tout y craque et la flûte rassurera seulement les plus téméraires :


Pas sûr non plus que le pipeau autour du feu apaise vraiment vos craintes :


Essayez peut-être ce calypso orientalisant, pris dans le vent des tropiques. Si vous vous relaxez enfin, ce ne sera sans doute que modérément :


Tout ça se trouve sur le disque "Eden's Island" qu'Eden Ahbez a gravé en 1960. Pré-hippie improbable, Eden Ahbez nous y convie à une visite bien plus flippée que cosmico-patchoulique. Adepte californien de la simplicité radicale de Diogène, il prétendait pouvoir vivre pour trois dollars par jour. Il avait cependant fait fortune auparavant en écrivant "Nature Boy" d'abord interprété par Nat King Cole, avant de devenir un standard. La version de Miles Davis est terriblement habitée (et comme imprégnée de la même inquiétude qu'on trouve dans le disque de 1960) :





jeudi 31 mai 2018

Pour un cocktail aux Bahamas avec Freddie Munnings

Cette fois-ci ça se passe au Cat and Fiddle, célèbre boîte de nuit de Nassau dans les années 50 et la Cellule, parfaitement désinhibée, vous propose toutes sortes de cocktails principalement à base de noix de coco, que vous pourrez boire en compagnie des célébrités du moment (Count Basie, Louis Amstrong, Harry Belafonte ou Samy Davis Jr selon vos goûts et préférences). C'est la tournée de Freddie Munnings qui dirige l'orchestre. Un certain Dennis Paul joue de la flûte. On danse le goombay sans plus se soucier de régler les problèmes du monde.



mercredi 11 avril 2018

Un peu de fumée : Malcolm Lowry et Keletigui



Si on avait fumé le tabac sous forme de cigarettes dès le début du XVIIe siècle, ç'eût été un emblème évident de la fugacité du temps. Ce n'est donc pas dans l'anthologie de Jean Rousset, que vous trouverez le poème baroque qui suit. Malcolm Lowry l'a écrit (la traduction est celle de J.-M. Lucchioni) :

DES HOMMES DONT LE VENT FAIT CLAQUER LE PARDESSUS

Nos vies - mais n'en pleurons pas - 
Sont comme ces cigarettes au hasard
Que, par les journées de tempête,
Les hommes allument en les protégeant du vent
D'un geste adroit de la main qui fait écran ;
Puis elles brûlent toutes seules aussi vite
Que s'aggravent les dettes qu'on ne peut pas payer,
Elles se fument si vite toutes seules
Qu'on a à peine le temps d'allumer
La vie suivante, qu'on espère mieux roulée
Que la première, et sans arrière-goût
Au fond, elles n'ont pas de goût - 
Et, la plupart, on les jette au rebut.

*

Me vient une chanson qui sonne spontanément avec ce texte. Nous sommes en 1969 en Guinée, et c'est Keletigui et ses Tambourinis qui jouent "Cigarettes et allumettes". Voyez donc :


lundi 26 mars 2018

Meringue : Jean-Léon Destiné (1955)

Restons encore un peu à Haïti, voulez-vous... ou plutôt, non, accompagnons le célèbre danseur et chorégraphe, Jean-Léon Destiné, de l'autre côté du golfe du Mexique, où il mit sur pied des ballets caribéens très importants pour la révélation au reste du monde de la richesse musicale haïtienne. Un disque sorti en 1955 sur Elektra compte beaucoup dans ce mouvement : Festival à Haïti. Musons donc un peu sur cette galette avec d'abord un peu de flûte et le titre "Meringue", emblématique d'un genre qui a connu une vaste diffusion.
Continuons avec un titre aux rythmiques habitées qui nous rapproche du vodou :


Et concluons par une déclaration d'amour paysanne qui fait synthèse des deux facettes :




mercredi 31 janvier 2018

Vikings All Over The World : un peu de flute sud-africaine (1959)

 
Les Vikings c'est aussi un des premiers groupes de rock'n'roll sud-africain. Nous sommes en 1959 et le Club Pepsi de Johannesbourg enregistre leur disque live, pour se faire de la pub. Les spectateurs n'ont pas l'air très nombreux mais ils sont complètement givrés du groupe. A vrai dire, les Vikings hésitent un peu entre le jazz et le rock, mais ce qui est encore mieux c'est quand ils adoptent un air plus local et sorte la flûte avec Kwaai Kris Kwela.


Une des énigmes liées au groupe concerne la participation (ou non) de Manfred Lubowitz (alias Manfred Mann). Manfred est en effet censé avoir fait partie d'un groupe du nom de The Vikings en Afrique du Sud, avant de gagner l'Angleterre pour fuir l'air vicié de l'apartheid, et s'accrocher avec succès au train de la pop britannique partie à la conquête du monde. Ces Vikings-là sont censés avoir gravé deux disques assez durailles à trouver puisque je n'en ai repéré qu'un. Or justement les notes de pochette dudit disque donnent le nom des membres du groupe et pas de Manfred Lubowitz parmi eux. Alors, bien sûr, il pouvait avoir pris un pseudonyme - c'est assez courant - mais c'est aussi curieux que les discographies de Manfred Mann soient toutes lacunaires sur ce premier groupe sud-af. Il y a peut-être une indice cependant : Manfred Mann est un des rares groupes des sixties à sortir régulièrement, lui aussi, un petit flutiau pour égayer leurs disques. Par exemple sur leur version de Sweet Pea (1967) qui m'a toujours amusé.


En bonus un autre titre parmi mes favoris sans flûte mais plus excité : Hubble Bubble en 1964.


Si quelqu'un en sait plus sur la filiation scandinave de Manfred Mann, qu'il n'hésite pas à contacter nos services...

jeudi 9 juillet 2015

La bagarre, la flûte, la mort et l'air du temps





Aujourd'hui, c'est de Grèce que nous partons pour vanter les propriétés martiales de la flûte et c'est l'abbé de Châteauneuf, le propre parrain de Voltaire, qui évoque ses étonnants pouvoirs :

« Chacun sait, écrit-il, que quand les Lacédémoniens allaient au combat, un joueur de flûte entonnait des chants doux pour tempérer leur courage, et de peur qu’une ardeur téméraire ne les emportât trop loin ; car pour l’ordinaire ils avaient plutôt besoin d’être retenus que d’être excités. Cependant peu s’en fallut un jour dans une bataille qu’ils ne succombassent sous les Messéniens. Le célèbre Tyrtée qui dans cette journée faisait les fonctions de joueur de flûte, s’aperçut qu’ils pliaient : il quitta aussitôt le mode lydien, et passant au phrygien, ranima leur courage que le ton précédent avait trop amolli, et ramena par ce moyen la victoire dans leur parti » (Dialogue sur la musique des anciens, 1725).

Tout ça est évidemment d'actualité, et je crois que c'est vraiment le moment de quitter le mode lydien pour passer enfin au phrygien. Vous en déduirez que, oui, moi, en ce moment je suis plutôt favorable à la bagarre.

Tout celà est bel et bon mais je dois humblement l'avouer, de flûte animée sur le mode phrygien, je n'en ai pas dans mes archives et il faut donc que je cherche des approximations pour vous encourager au combat.

Je vous en propose deux. La première vient de Colombie. On la trouve sur la mirifique compilation de cumbia primitive du label Soundway. Un certain Toño Fernandez joue pour vous "La Muerte". Parfait pour affronter un commissaire européen.


La seconde vient du Vanuatu et je propose de faire comme si ces flûtes de pan avaient été spécialement conçues pour dégommer les partisans de l'ordolibéralisme les plus teigneux.

jeudi 5 février 2015

Dakar Dexter (2)

J'étais enthousiaste hier. Oui, mais la chanson que je préfère parmi celles des orchestres de Dexter Johnson, c'est St. Louis-Sierra avec le Star Band dans le plus pur style cubain des groupes aux noms d'étoiles dakarois. Alors là, je dis : flute, flute, flute et  flute encore.


mardi 29 juillet 2014

Flutre ! et la radio du Momi


 Le M.O.M.I. c'est le Musée des Objets Manufacturés Intéressants, une collection spontanée de curiosités produites en masse administrée par les copains du Club des Chats. C'est à Bruxelles. Le public bien informé délaisse désormais le Guggenheim de Bilbao et le Louvre de Lens au profit de l’institution belge.
 
Par ailleurs, il y a la radio du M.O.M.I. dont la programmation ne manquera pas de vous surprendre. J'y ai contribué en livrant les deux premiers volumes d'une encyclopédie du pipeau : Flutre ! on y retrouve des morceaux de beaucoup d'endroits différents principalement interprétés à l'aide de fifres, flageolets, penny whistle et autres flutiaux.

Les plus enthousiastes peuvent pour quelque temps télécharger les compilations ici :