C'est le classique des classiques de la cumbia. Nous sommes en 1970, l'ensemble de Rafael 'Lito' Barrientos fournit à la cumbia toute la puissance des grands orchestres de mambo. Et au centre une magnifique clarinette vous fait de l’œil avec insistance.
dimanche 15 avril 2018
mercredi 11 avril 2018
"Endeuillés mais avides du souffle d'autrui" : Malcolm Lowry et le Bembeya Jazz
C'est le thème de la journée (il est parfaitement arbitraire) : associer un morceau guinéen et un poème de Malcolm Lowry. Cette fois-ci, je commence par les musiciens avec l'idée, tant qu'à faire, de réparer une injustice invraisemblable : la Cellule n'avait jamais encore parlé du Bembeya Jazz. Il faut au moins un chef d’œuvre comme "Sou" pour rétablir l'équilibre.
Les 5 minutes de cette morna déchirante seront sans doute assez longue pour que vous lisiez aussi ce nouveau texte de Malcolm Lowry.
AU BAR
Ivrognes d'eau salée, assoiffées de désastre,
Les épaves ne rêvent pas qu'elles sont des navires :
Jamais, jamais le malheur ne les abandonne
Pour le silence des grands voiliers, le "tout va bien" de la vigie :
Névrosés dérivant dans la mort atlantique,
Endeuillés mais avides du souffle d'autrui,
Ils nagent, ces génies noirs, entre deux eaux noires,
Ensevelis debout comme le poète Ben Jonson
Quoiqu'ici dix-huit sous ne servent plus à rien
Et que Tarquin soit sûr de trouver qui violer;
Pendant ce temps, d'autres, penchés sur la rembarde,
Le regard et le corps figés, fixent l'abîme.
Un peu de fumée : Malcolm Lowry et Keletigui
Si on avait fumé le tabac sous forme de cigarettes dès le début du XVIIe siècle, ç'eût été un emblème évident de la fugacité du temps. Ce n'est donc pas dans l'anthologie de Jean Rousset, que vous trouverez le poème baroque qui suit. Malcolm Lowry l'a écrit (la traduction est celle de J.-M. Lucchioni) :
DES HOMMES DONT LE VENT FAIT CLAQUER LE PARDESSUS
Nos vies - mais n'en pleurons pas -
Sont comme ces cigarettes au hasard
Que, par les journées de tempête,
Les hommes allument en les protégeant du vent
D'un geste adroit de la main qui fait écran ;
Puis elles brûlent toutes seules aussi vite
Que s'aggravent les dettes qu'on ne peut pas payer,
Elles se fument si vite toutes seules
Qu'on a à peine le temps d'allumer
La vie suivante, qu'on espère mieux roulée
Que la première, et sans arrière-goût
Au fond, elles n'ont pas de goût -
Et, la plupart, on les jette au rebut.
*
Me vient une chanson qui sonne spontanément avec ce texte. Nous sommes en 1969 en Guinée, et c'est Keletigui et ses Tambourinis qui jouent "Cigarettes et allumettes". Voyez donc :
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mardi 10 avril 2018
Frénésie klezmer à Bogota : la cumbia et la clarinette
Il n'y a pas que l'accordéon dans la cumbia. Il y a aussi la clarinette et quand elle rentre en frénésie on pourrait croire quelquefois que c'est d'un orchestre yiddish qu'elle émerge. Si vous ne me croyez pas écoutez donc Guillermo Gonzales et son ochestre célèbrant "Lupita" en 1964.
Et voici un autre morceau endiablé de "clarinete power" par le Combo Los Galleros qui joue "Tabaco Mascao" en 1965.
Enfin vous avez ici une présentation du crac de la cumbia, l'oligarque du rythme, Lucho Bermudez avec tout un documentaire qui nous fait remonter aux origines de la musique populaire colombienne, avec la clarinette bien en évidence, tout au centre :
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dimanche 8 avril 2018
Soleil de minuit : David Sylvian (1999)
David Sylvian n'est pas un méconnu mais, en vérité, je n'avais jamais vraiment exploré son univers. Et j'étais passé, par exemple, à côté de ce somptueux Soleil de Minuit. Avec la présence de Ryuichi Sakamoto, de Marc Ribot et des samples de John Lee Hooker : de quoi vous allécher!
samedi 7 avril 2018
Les Vaches Communicantes : Bill Robinson and the Quails (1963)
| EB avenue Secretan 18 juin 2017 |
Une nouvelle danse! La plus dingo qui soit! La vache! Vous avez dansez le Twist, le Snake, puis le Monkey, oubilez tout ça : c'est le Cow qui fait sonner le plus fort les cloches célestes. Cette danse fera de vous une vraie bête à concours! Suivez-bien attentivement les indications de Bill Robinson et tout se passera comme sur roulettes!
lundi 2 avril 2018
Pleurer sous la pluie : Ron Sexsmith (2013)
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